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Gouvernement bruxellois : les négociateurs se disent curieux de connaître les plans du nouveau formateur Georges-Louis Bouchez, « nous avons besoin de clarté »

par Belga
Le président du MR s’était autoproclamé formateur après que David Leisterh eut jeté l’éponge mardi.

Les négociateurs d’Open VLD, Groen, Vooruit, Les Engagés et du PS se disent curieux de connaître les plans du président du MR, Georges-Louis Bouchez, après que celui-ci a repris le flambeau de formateur des mains de son collègue de parti David Leisterh. C’est ce qui est apparu à leur arrivée au BIP, où s’est tenue la première réunion entre les six partis depuis la démission de Leisterh. Pour les cinq autres partis, le budget reste la priorité.

Bouchez s’était autoproclamé formateur après que Leisterh eut jeté l’éponge mardi. Il avait ajouté vouloir former un gouvernement d’ici la fin de l’année. Mais Ans Persoons (Vooruit) a répété lundi que cela n’était pas possible tant qu’il n’y aurait pas de majorité du côté néerlandophone. La plupart des négociateurs avaient surtout des questions au moment de la reprise des pourparlers. « Quelles sont les prochaines étapes ? » a demandé le président d’Open VLD, Frédéric De Gucht. « Quelle est la signification du départ de Leisterh et quelles sont les intentions de Bouchez ? » s’est interrogée Elke Van den Brandt (Groen).

Débuts compliqués pour Georges-Louis Bouchez en tant que formateur à Bruxelles : le PS boycotte déjà des réunions

Pour Christophe De Beukelaer (Les Engagés), la démission de David Leisterh a été un « acte fort », « mais il faut maintenant voir ce que Georges-Louis Bouchez propose ». Le président du PS bruxellois, Ahmed Laaouej, est arrivé « constructif mais combatif ». Il voulait savoir ce qui se trouve sur la table des négociations et a regretté que le cadre budgétaire ait été modifié. Il a averti que le PS continuerait à s’opposer à des centaines de licenciements dans le secteur social et les soins de première ligne, ainsi qu’à de nouvelles économies imposées aux communes qui les obligeraient à augmenter les impôts. « C’est au formateur autoproclamé qu’il revient de faire la clarté à ce sujet », a encore déclaré Ahmed Laaouej, en soulignant que Georges-Louis Bouchez ne siège pas seul à la table et qu’il a besoin du PS. Bouchez lui-même, arrivé en hâte et en dernier, s’est limité à déclarer qu’il voulait être « constructif » et qu’il souhaitait, dans l’après-midi de lundi, discuter de la méthode.

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