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La Nouvelle-Zélande durcit ses critères d'attribution d'un visa de travail afin de freiner une "vague" d'immigration débutée fin 2022 et devenue "intenable" selon les autorités, écrit lundi le média public britannique BBC.
Les candidates et postulants peu qualifiés devront désormais prouver leur maîtrise suffisante de l'anglais, tandis que la durée du visa sera rabotée à trois ans, au lieu de cinq actuellement.
De leur côté, les employeurs devront s'assurer que les aspirants répondent aux critères spécifiques d'un emploi avant de leur proposer une offre de travail.
"Le gouvernement travaille à attirer et retenir les profils hautement qualifiés, comme les professeurs de secondaire, où le déficit se fait sentir", a exposé la ministre de l'Immigration, Erica Stanford. En outre, les autorités ont ajouté 11 professions (soudeur, installateur, tourneur...) à la liste des métiers bénéficiant d'une procédure accélérée d'admission à la résidence.
Ces nouvelles règles visent à "créer un système d'immigration plus intelligent" et à mieux prévenir l'exploitation des travailleurs immigrés, selon Mme Stanford.
La fédération d'employeurs néo-zélandaise EMA s'est toutefois inquiétée, lundi, de ces nouvelles restrictions et de leurs conséquences "inattendues".
"Nous soutenons les efforts entrepris pour attirer les bons profils et lutter contre l'exploitation des travailleurs immigrés, mais il faut assurer un équilibre", a commenté Alan McDonald de l'EMA. "En compliquant l'accès de travailleurs motivés au territoire, nous les envoyons ailleurs, ce qui est mauvais pour les affaires et représente une perte pour notre économie."
L'an dernier, 173.000 personnes ont immigré en Nouvelle-Zélande, qui compte une population totale de 5,3 millions de personnes. À l'inverse, 47.000 citoyens néo-zélandais ont quitté leur île. La plupart ont mis le cap sur leur voisine australienne, plus prospère.



















