Accueil Actu Belgique Politique

Vie féminine plaide pour la création d'un statut spécifique pour les victimes de violences

À l'approche de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes et du scrutin électoral du 9 juin prochain, le mouvement Vie féminine a publié vendredi un ensemble de recommandations dont l'objectif est de favoriser le développement d'une "réelle politique publique de soutien à la reconstruction des victimes". Parmi les mesures avancées figurent notamment l'octroi, par l'État, d'une aide financière d'urgence aux femmes victimes de violences ou encore la création d'un statut spécifique pour ces dernières.

Le plaidoyer porté par Vie féminine inclut la création d'une sorte de "pack reconstruction" mis à disposition des victimes de violences. Tout d'abord, une aide financière d'urgence serait octroyée par l'État, sous forme de don ou de prêt sans intérêt. Celle-ci serait financée par un fonds alimenté par les auteurs condamnés par la justice et par l'État. Cette assistance viserait à couvrir les premières dépenses liées au départ des victimes, telles que la garantie locative, les premiers loyers et les frais d'avocat.

De plus, l'association préconise un accompagnement "juridico-socio-administratif gratuit" ou à moindre coût par des professionnels formés. Ces centres ambulatoires et spécialisés "existent déjà pour la plupart, mais devraient être refinancés" pour assurer une prise en charge sur le long terme, recommande l'ASBL.

Le "pack reconstruction" comprendrait également vingt séances gratuites avec un psychologue spécialisé, comme c'est déjà le cas pour les victimes de violences sexuelles dans les Centres de Prise en charge des Violences Sexuelles (CPVS).

Enfin, Vie Féminine propose la création d'un statut publique incluant le repos et la possibilité d'une pause dans les processus d'activation durant un an, étant donné "qu'au sortir d'une relation violente, la victime a besoin de temps, fait face à de nombreux traumatismes et est encore, souvent, victime de violences post-séparation".

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus