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« Ces opinions prennent de la place » : l’extrémisme, de droite ou de gauche, inquiète de plus en plus la Sûreté de l’État chez nous

Par RTL info avec Samuel Ledoux et Julien Raway
Un rapport de la Sûreté de l’Etat révèle que les menaces de la Chine et de la Russie restent très concrètes… mais pas que : à côté de ces menaces venues de l’étranger, il y a aussi celles qui viennent de l’intérieur. On pense évidemment aux milieux islamistes, toujours bien présents mais pas seulement : ce rapport pointe aussi du doigt le terrorisme émanant de l’extrémisme de gauche ou de droite.

Vandalisme, rébellion, intimidation politique : l’extrémisme de gauche ne se contente plus de slogans. En 2025, la Sûreté de l’État alerte sur ses dérives inquiétantes. Des émeutes lors de manifestations, des actes de résistance à l’encontre de la police ou encore l’intimidation d’adversaires politiques : « Certains militants antifascistes vont clairement parfois infiltrer d’autres groupes qui au départ militent pour le climat, pour la migration, etc », détaille Isabelle Machal, assistante au département de criminologie de l’ULiège.

Dans un monde de plus en plus polarisé, l’extrémisme de droite trouve aussi un terrain favorable : l’an dernier, 6 % des dossiers traités par la Sûreté de l’État concernaient des motivations liées à l’extrême droite. « Les opinions les plus extrêmes, les moins nuancées prennent de la place. Effectivement, ces mouvements-là peuvent pousser des gens à passer à l’acte et donc peuvent être représentés en danger pour l’opinion publique, pour la Sûreté publique », note Pierre Verjans, politologue à l’ULiège.

Autre phénomène émergeant, les fusillades en pleine rue à Bruxelles et à Anvers. Une violence directement liée à la criminalité organisée portée par un trafic de drogue désormais omniprésent. « Surtout avec un rajeunissement des nouvelles recrues au sein des groupes criminels, notamment dans le trafic de drogue, avec des mineurs qui sont recrutés par les trafiquants de drogue », précise Isabelle Marchal.

Enfin, dernier constat particulièrement inquiétant, la criminalité est de plus en plus structurée, mieux équipée, plus coordonnée et surtout plus audacieuse. Elle constitue aujourd’hui l’un des facteurs les plus déstabilisants pour l’État belge.

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