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Le retour des beaux jours marque une hausse notable de la fréquentation des routes par les cyclistes et les motards en Belgique. Toutefois, si ce regain d’activité est encourageant, il s’accompagne malheureusement de préoccupations croissantes concernant l’état des infrastructures routières, surtout après l’hiver. En effet, certaines voiries sont dans un tel état de dégradation qu’elles représentent une menace pour la sécurité des usagers, particulièrement les plus vulnérables : ceux qui roulent sur deux roues.
Un automobiliste s’indigne de la situation. « C’est des cratères partout, donc c’est pour tuer les jantes, la voiture, tout. Mais alors on nous demande que notre voiture soit en ordre pour les contrôles techniques… Il serait temps quand même qu’ils fassent aussi des routes adaptées. » Ce ressenti partagé met en lumière un besoin urgent d’entretien des voiries pour garantir la sécurité de tous.
« On a un problème d’équilibre »
Les motards et cyclistes, de leur côté, doivent redoubler de prudence face à ces surfaces dégradées. Une perte d’équilibre peut avoir des conséquences graves pour ces usagers. « Le problème avec un deux-roues, c’est l’équilibre. Une voiture restera toujours stable sur ses roues. Nous, on a un problème d’équilibre et les automobilistes doivent bien se rendre compte qu’on est en danger bien plus qu’eux », explique Thierry Verstraeten, chef de projet à Fedemot.
Les chiffres confirment la gravité de cette situation. Selon les données enregistrées, environ 300 accidents par an en Belgique sont directement attribuables au mauvais état des routes ou des pistes cyclables, et blessent 350 personnes en moyenne. Ces statistiques mettent en évidence l’importance des investissements dans les infrastructures pour éviter que ces tragédies ne deviennent une fatalité.


















