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L’absentéisme de longue durée a continué d’augmenter en 2025 en Belgique… mais les travailleurs sont moins souvent absents pour de courtes durées

Les données de plus d’1,2 million de travailleurs, qui travaillaient auprès de 37.000 employeurs belges, ont été analysées.

Si l’absentéisme de longue durée a continué d’augmenter en 2025, ce n’est pas le cas des absences à court et moyen terme, selon des calculs présentés jeudi par SD Worx sur base des données de plus d’1,2 million de travailleurs auprès de 37.000 employeurs belges. La part des travailleurs absents depuis plus d’un an a ainsi atteint 3,14 % dans le secteur privé (contre 3,07 % un an plus tôt).

Parallèlement, l’absentéisme de courte et moyenne durée diminue dans le secteur privé. Ceux qui étaient effectivement malades ont été absents en moyenne 17,2 jours ouvrables en 2025, contre 18,3 jours en 2024.

Un coût de 160.000 euros

Moins de deux travailleurs sur trois (65 %) ont été absents au moins un jour pour maladie de courte durée au cours de l’année. La part des travailleurs absents pour maladie de plus d’un mois tombe juste en dessous de 13 %. Près d’un travailleur sur trois (30 %) n’a connu aucune absence de courte ou moyenne durée en 2025, une amélioration par rapport à l’année précédente.

« En 2025, le coût direct de l’absentéisme de courte durée atteint en moyenne 160.000 euros pour une organisation de 100 travailleurs ; selon SD Worx, ce coût augmentera considérablement dans les années à venir en raison des nouvelles contributions de solidarité pour les absences de plus d’un mois », explique Thomas Lesseigne, de SD Worx.

Une journée sur 10

À partir du 1er janvier 2026, les employeurs comptant au moins 50 travailleurs devront également contribuer financièrement à l’indemnité de maladie pendant le deuxième et le troisième mois d’incapacité de travail. Il s’agit concrètement d’une contribution de solidarité de 30 % de l’indemnité que le travailleur perçoit via la mutuelle.

Malgré cette baisse, plus d’une journée de travail sur dix est toujours perdue à cause de maladies (10,14 %) et les coûts liés continuent d’augmenter. De grandes différences se manifestent selon le secteur et la taille de l’organisation. La différence pour les absents de longue durée est la plus marquée : le pourcentage dans les plus grandes organisations étant plus du double de celui des plus petites (moins de 20 travailleurs).

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