Partager:
Une nouvelle intervention pour maltraitance animale a eu lieu ce samedi 28 février à Pont-à-Celles. À la demande du bourgmestre, l’association de sauvetage d’animaux maltraités Le Rêve d’Aby est intervenue dans une écurie d’où provenait déjà une précédente saisie.
Selon l’association, des « manquements graves aux législations du bien-être animal » ont été constatés à la suite de contrôles menés par la police et les agents communaux.
Une intervention en urgence
Sur place, les équipes découvrent une jument de trait âgée de cinq ans, prénommée Mara, « dans un état extrêmement préoccupant, sévèrement amaigrie », indique Le Rêve d’Aby. L’animal, très affaibli et particulièrement stressé par la présence humaine, a nécessité une prise en charge prudente.
Compte tenu de l’urgence, les autorités ont procédé à la saisie immédiate de la jument et ordonné son transfert vers une clinique équine spécialisée, dans l’espoir de lui sauver la vie.
Un état de santé alarmant
D’après les premiers examens réalisés en clinique, la jument présente « une arythmie cardiaque marquée ainsi qu’une anémie profonde », signes d’un épuisement physiologique avancé. Elle souffre également d’« une pneumonie sévère avec atteinte caractérisée des bronches ».
Son organisme, déjà très affaibli par une maigreur importante, ne disposerait plus des réserves nécessaires pour faire face. Les vétérinaires évoquent l’hypothèse d’« une infestation parasitaire massive et prolongée » qui aurait provoqué carences, amaigrissement sévère et affaiblissement progressif des fonctions vitales.
Depuis ce matin, la situation s’est encore dégradée. « Mara, totalement épuisée, s’est couchée et ne parvient plus à se relever », précise l’association. Cette position prolongée l’expose notamment à un risque de myopathie de décubitus, une complication musculaire grave.
« Son état demeure extrêmement préoccupant et son pronostic vital reste très sombre. Les prochaines heures seront déterminantes », souligne Le Rêve d’Aby.
Une procédure en cours
La décision concernant la destination définitive de la jument revient au bourgmestre de Pont-à-Celles, qui a ordonné la saisie. Il dispose d’un délai de deux mois pour confirmer, en fonction de l’évolution du dossier, que l’animal sera définitivement confié à l’association si elle survit.
Un procès-verbal a été dressé pour infraction au Code wallon du Bien-être animal. Le propriétaire pourrait faire l’objet de poursuites pénales ou administratives. En cas de renvoi devant le tribunal correctionnel, il encourt une peine de 8 jours à 3 ans de prison et/ou une amende pouvant atteindre un million d’euros. À défaut de poursuites par le parquet, une amende administrative pouvant aller jusqu’à 100.000 euros ainsi qu’un retrait du permis de détention d’animaux pourraient être prononcés.

















