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« Il faut plafonner » : face à la crise « exceptionnelle internationale », la Belgique prête à « compenser » la hausse des prix de l’énergie

par RTL info avec Martin Buxant
Yvan Verougstraete, le président des Engagés, était l’invité de Martin Buxant ce matin à 7h50 sur bel RTL. Il a abordé la problématique de la crise énergétique qui guette et aimerait qu’on « plafonne » et que l’État « compense » pour éviter que les gens ne subissent pas cette hausse de plein fouet.

Invité de 7h50 ce matin sur bel RTL, le président des Engagés, Yvan Verougstraete, a expliqué sa volonté de plafonner les prix de l’énergie étant donné la crise qui nous guette. Le prix du gaz et du pétrole explosent en effet suite au conflit au Moyen-Orient.

« Nous avions déjà fait cette proposition en 2022-2023 quand nous avons eu la précédente crise énergétique où l’État a mis des mois et des mois avant de réagir et a fini par devoir payer des chèques énergiques qui ont coûté extrêmement cher, alors que nous avions proposé, à l’époque, de dire à un moment donné qu’il faut plafonner le prix », rappelle le président des Engagés.

Il compte se baser sur cette expérience pour régir rapidement cette fois, vu le contexte. « Quand on a une crise exceptionnelle internationale comme celle-là, ce qu’il faut faire, c’est limiter la hausse parce que c’est mauvais pour l’économie, a-t-il expliqué. On sait que l’insécurité ça touche les boulangers qui tout à coup se retrouvent devant un mur de factures, les citoyens qui se retrouvent devant un mur de factures, nous devons pouvoir à un moment donné dire non ».

« On plafonne »

Comment y parvenir ? Selon Yvan Verougstraete, il faut plafonner les prix : « On plafonne. À partir de par exemple de 100 euros du mégawatt-heure, qui est déjà une limite qui existe aujourd’hui. Il faut que l’État puisse agir de manière très très forte pour prendre à sa charge quelque part le surcoût temporaire plutôt que de frapper l’économie. On compense. Par contre, quand le prix redescend, on rembourse en priorité l’argent qui a été nécessaire pour éviter que les gens subissent ce choc »

Ce qui veut dire que si le prix du mégawatt-heure monte à 150, 200 euros, l’État va devoir avancer de très grosses sommes d’argent. Yvan Verougstraete en est bien conscient et affiche la couleur.

« Ce n’est pas de l’argent magique »

« Ce serait des dizaines de millions d’euros qui devront ensuite être remboursés, lance-t-il. Ça dépend évidemment de la durée ».

Il conclut en expliquant que c’est la stabilité de l’économie de notre pays qui prime dans cette crise énergétique. « Ce n’est pas de l’argent magique mais on évite un choc, un choc pour les citoyens, pour les indépendants, pour les entreprises. Aujourd’hui, nos entreprises ont besoin de stabilité. On a cette fragilité énergétique en Europe que l’on doit pouvoir compenser. »

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