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Le Premier ministre est formel : pour rentrer dans les clous européens, 3 à 4 milliards d’euros d’économies structurelles sont nécessaires dès cette année. « Fin de cette année, pour la révision du budget, le budget pour 2027 et pour la révision du budget pluriannuel, on doit encore faire un effort », expliquait-il ce dimanche sur RTL TVI.
Un effort qui s’ajoute aux 8,1 milliards d’euros d’économies par an décidés en novembre 2025 par la majorité, car aujourd’hui, le calcul ne tient plus. « On a fait un arbitrage qui était un peu en marge de la réalité et on observe que cet arbitrage en marge de la réalité doit être partiellement refait. La deuxième raison, c’est qu’on est en situation géoéconomique plutôt défavorable et donc il y a moins de recettes fiscales qu’on ne laisse compter », analyse Pascal Delwit, politologue à l’ULB.
Mais comment y parvenir ? Selon Etienne de Callatay, économiste, plusieurs pistes sont possibles. « Il faudra d’abord regarder du côté des dépenses et qui dit dépenses dit notamment dépenses de sécurité sociale parce que c’est là où nous dépensons le plus. Mais des pistes fiscales et notamment en matière de TVA et de fiscalité de la pollution ne sont pas exclues ».
Il faudra aussi revoir la réforme de la TVA : avec cette mesure, le gouvernement espérait 633 millions d’euros de recettes mais un avis très critique du conseil d’état fragilise le projet. Un risque pour le budget 2026 mais aussi pour la trajectoire financière des quatre prochaines années… la tâche s’annonce compliquée.
« On voit qu’il va y avoir une tension tout à la fois sur Vooruit en matière de dépenses et sur le MR en matière de recettes. Ce sera au Premier ministre d’effort de faire les efforts supplémentaires », note Pascal Delwit.
Cet ajustement budgétaire pour 2026 pourrait intervenir dans le courant du mois de mars. Les discussions techniques sont déjà en cours.

















