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« Je l’accepte » : Christophe Ellul reconnaît que son chien Curtis est l’auteur des blessures mortelles infligées à sa compagne enceinte

par RTL info
Au procès Ellul à Soissons, le propriétaire du chien Curtis reconnaît finalement que l’animal est l’auteur des morsures mortelles infligées en 2019 à sa compagne enceinte Elisa Pilarski, après des années de doute sur l’implication d’une meute de chasse.

« Madame la présidente m’a donné la preuve qu’il est coupable » : au deuxième jour de son procès à Soissons (Aisne), Christophe Ellul a reconnu mercredi que son chien Curtis était bien l’auteur des morsures mortelles sur sa compagne Elisa Pilarski en 2019.

« Les mensurations (des morsures, NDLR) parlent d’elles-mêmes apparemment. Aujourd’hui, oui, je l’accepte et je le crois », a aussi déclaré M. Ellul, jugé jusqu’à jeudi pour homicide involontaire dans cette affaire, dans laquelle il continuait de douter jusqu’à présent de la responsabilité de son chien.

Une expertise avait établi que les dizaines de morsures retrouvées sur le corps sans vie d’Elisa Pilarski, le 16 novembre 2019, correspondaient aux caractéristiques physiques de Curtis, et non aux chiens d’une chasse à courre qui avait eu lieu cet après-midi-là dans la même forêt non loin de Soissons où le drame s’est produit.

Ce jour-là, Elisa Pilarski, âgée de 29 ans et enceinte de six mois, était allée promener seule Curtis, un pitbull adopté aux Pays-Bas par Christophe Ellul et importé illégalement en France. Avant le moment de bascule de Christophe Ellul mercredi, la présidente du tribunal venait de rappeler que Curtis l’avait violemment mordu lui-même deux jours après la mort d’Elisa Pilarski.

Et encore quelques jours plus tard, le chien s’en était pris sauvagement à une bénévole au sein du chenil où il avait été placé. « Un chien, ça ne mord pas jusqu’au moment où ça mord. Et c’est aussi à l’être humain de s’entourer de garanties pour se protéger, pour protéger les autres, du comportement imprévisible », avait pointé la présidente.

« Si Curtis est coupable, piquez-le ou c’est moi qui vais le faire, mais mettez sur la table les preuves », avait lancé M. Ellul à l’ouverture du procès mardi. Il avait également assuré se battre « pour la mémoire d’Elisa et d’Enzo », le prénom que le couple avait prévu pour leur fils qui devait naître.

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