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C’est une opération de rapatriement hors norme qui se prépare au Moyen-Orient et elle pourrait débuter vendredi. 2.000 touristes belges bloqués sont concernés, mais sur place, beaucoup d’entre eux restent désemparés, voire consternés par le message des autorités, car une partie du voyage sera à leurs frais.
En attendant ces exfiltrations officielles belges, certains ont pu profiter des avions commerciaux de nos voisins européens. À l’aéroport de Bruxelles, certaines familles soufflent enfin.
C’est donc grâce à nos voisins européens que certains retours arrivent à s’organiser. Un exemple ce mercredi avec Luxair, une compagnie aérienne luxembourgeoise qui avait encore quelques places disponibles dans un vol commercial qui relie Oman au Luxembourg. Elle a donc proposé ses places aux affaires étrangères belges, qui les ont donc bien évidemment acceptées.
« C’est comme ça qu’une trentaine de Belges arriveront au Grand-Duché de Luxembourg ce mercredi soir grâce à cette coordination et cette coopération européenne. C’est exactement le même système qui a été mis en place hier pour permettre à une demi-douzaine de Belges d’arriver aux Pays-Bas depuis Oman encore », précise notre journaliste sur place à Brussels Airport.
D’autres de nos ressortissants sont parvenus à organiser eux-mêmes leur retour directement en Belgique, notamment ce matin. Nous avons pu récolter des témoignages de voyageurs arrivés ce matin d’un vol reliant Beyrouth à Bruxelles. Un vol plein avec beaucoup de ces passagers qui étaient censés rentrer samedi et qui ont donc vu leur vol annulé à cause des bombardements. Ils ont dû se réorganiser très rapidement dans l’urgence.
« Une dame m’a confié avoir perdu sa sœur dans les bombardements il y a seulement quelques jours. Des voyageurs tombaient dans les bras de leur famille venue les chercher », témoigne encore notre journaliste.
« C’est le chaos total sur place, ce n’est pas facile. La route jusqu’à l’aéroport n’était pas très safe. Ça nous stressait énormément aussi », note un passager.
On a trouvé un vol business class. Donc on a dû payer 3500 euros pour pouvoir rentrer. Heureusement qu’il y a un middle east. Mais bon, vous comprenez que ce n’est pas un tarif auquel on était préparé de verser pour pouvoir rentrer. « À 3h du matin, on est parti du sud. On est arrivé à 11h du matin à Beyrouth, soit 7h sur la route. Alors qu’en temps normal, c’est une heure de route, ce n’est pas facile », renchérit un autre passager.
















