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La Ville de Gand a réduit ou mis un terme à une partie de ses collaborations en cours avec certaines entreprises israéliennes de technologie, ressort-il d’un rapport sur l’état de la situation présenté jeudi par une commission ad hoc au sein des pouvoirs locaux. Tous les dossiers ne sont toutefois pas clos.
La commission s’est penchée sur l’usage de technologies israéliennes par la police locale, notamment pour l’extraction de données mobiles (via l’entreprise Cellebrite), la reconnaissance faciale au moyen des images de vidéosurveillance (BriefCam) et l’infrastructure de réseau sans fil (Radwin). Des associations se sont inquiétées de la proximité de ces entreprises avec l’armée israélienne et l’appareil de sécurité actif dans les territoires palestiniens occupés.
Une rupture avec Radwin est déjà consommée, le contrat d’entretien ayant été rompu, a indiqué l’échevine Hafsa El-Bazioui. Les autorités locales se sont tournées vers Cambium pour la suite et remplaceront progressivement les appareils liés à Radwin. Concernant BriefCam, le contrat arrivera à échéance au printemps et la reconversion est en cours, a ajouté Mme El-Bazioui.
Cellebrite constitue un dossier plus complexe. L’élue a plaidé pour une approche « supra-locale » pour permettre une sortie coordonnée entre les zones de police et les services judiciaires.
D’après l’échevine, les autorités gantoises ont reçu récemment une réponse écrite du ministre de l’Intérieur Bernard Quintin à une lettre adressée le 1er août 2025. Le ministre y indique « comprendre les préoccupations éthiques » soulevées et que la police fédérale « sera attentive » à la requête de la Ville, selon l’élue Groen. Dans les rangs du conseil communal, certains ont souligné le travail accompli, tout en pressant la majorité de ne « pas attendre le fédéral ».

















