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Conflit au Moyen-Orient : le Koweït a abattu « par erreur » des avions de combat américains

par RTL Info avec AFP
Trois avions de combat américains se sont écrasés dimanche soir au Koweït après avoir été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne lors d’une attaque iranienne massive contre des cibles du Golfe, une escalade régionale déclenchée depuis samedi en riposte à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

Les trois avions de combat américains qui se sont écrasés au Koweït ont été abattus « par erreur » par sa défense aérienne, a indiqué l’armée américaine lundi, alors que plusieurs sites ont été visés dans ce pays du Golfe.

L’Iran mène des frappes contre les riches Etats du Golfe depuis samedi, en riposte à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei tué dans une attaque israélo-américaine.

Dimanche soir, « au cours d’une confrontation intense, comprenant des attaques d’avions iraniens, de missiles balistiques et de drones », des avions de combat américains « ont été abattus par erreur par la défense aérienne koweïtienne », a annoncé le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, Centcom.

Les six membres d’équipage se sont éjectés et sont sains et saufs, a-t-il précisé dans un communiqué.

Les autorités koweïtiennes avaient plus tôt indiqué avoir « immédiatement lancé », après le crash, « les opérations de recherche et de sauvetage, et procédé à l’évacuation des équipages et à leur transfert vers l’hôpital ».

Le Koweït a indiqué avoir intercepté des drones visant son territoire, où l’armée iranienne a affirmé avoir ciblé la base aérienne américaine d’Ali Al-Salem.

« Menace persistante »

Du côté de l’ambassade américaine, une épaisse fumée noire s’est élevée en matinée, a rapporté un journaliste de l’AFP.

L’ambassade n’a pas dit si son bâtiment avait été touché, mais elle a publié un communiqué appelant à « ne pas venir à l’ambassade », en faisant état de « menace persistante d’attaques de missiles et de drones ».

Le personnel de l’ambassade est « confiné sur place », a-t-elle ajouté.

De la fumée s’élevant au-dessus d’une centrale électrique dans le nord du pays a également été observée par trois témoins.

La compagnie pétrolière nationale, Kuwait National Petroleum Company, a indiqué que des débris étaient tombés sur la raffinerie de Mina Al-Ahmadi, l’une des plus importantes du pays, blessant deux travailleurs, sans toutefois perturber les opérations.

Dana Abbas, une résidente de Koweït City et ingénieure, s’est dit inquiète face à cette escalade, en affirmant à l’AFP s’être précipitée pour fait le plein de sa voiture et constituer des stocks de produits de première nécessité.

Six personnes ont été tuées dans le Golfe depuis samedi, toutes de nationalités étrangères : une au Koweit, trois aux Emirats, une à Bahreïn et une au large d’Oman, dans l’attaque d’un pétrolier.

Dimanche, les Emirats arabes unis ont annoncé que des débris avaient touché, lors de leur chute, la façade des Etihad Towers, qui abritent des ambassades diplomatiques, dont celle d’Israël, blessant légèrement une femme et un enfant.

Lundi matin, de nouvelles explosions ont été entendues à Dubaï, Abou Dhabi, Doha et Manama.

Les frappes iraniennes, qui ont visé des bases militaires, mais aussi des infrastructures civiles, notamment des immeubles d’habitation, des hôtels, des aéroports et des ports maritimes, ont ébranlé une région longtemps considérée comme un havre de paix et de sécurité au Moyen-Orient.

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