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Les États-Unis ont ordonné « par prudence » l’évacuation du personnel non essentiel de leur ambassade à Beyrouth, a indiqué lundi à l’AFP un responsable américain, alors que le Hezbollah, proche de l’Iran, a appelé à la « résistance » après des frappes israéliennes au Liban.
« Nous évaluons en permanence la situation sécuritaire et, sur la base de notre dernière analyse, nous avons jugé prudent de réduire notre présence au personnel essentiel », a affirmé ce responsable sous le couvert de l’anonymat, précisant que la mesure concernait aussi les proches de ces employés.
« L’ambassade reste opérationnelle avec son personnel essentiel en place », a-t-il ajouté en soulignant qu’il s’agit d’une « mesure temporaire visant à assurer la sécurité de notre personnel tout en maintenant notre capacité à fonctionner et à aider les citoyens américains ».
Une source sécuritaire libanaise a précisé à l’AFP qu’environ 40 personnes avaient été évacuées lundi de l’aéroport international de Beyrouth.
Ces évacuations interviennent alors que le groupe armé Hezbollah a appelé samedi à la « résistance » après la mort dans une frappe israélienne de huit de ses membres qui participaient à une réunion dans l’est du Liban.
Les bombardements israéliens sont réguliers dans le pays, en dépit d’un cessez-le-feu ayant mis fin en novembre 2024 à la guerre entre Israël et le Hezbollah.
Par ailleurs, Donald Trump a déployé d’importantes forces navales et aériennes au Moyen-Orient alors qu’il dit envisager des frappes contre l’Iran à défaut d’un accord sur son programme nucléaire.
L’Iran un risque d’« escalade »
Téhéran, de son côté, a mis en garde contre le risque d’« escalade » au-delà des frontières de l’Iran en cas d’attaque, après que le président américain Donald Trump a évoqué une telle option en cas d’échec des pourparlers avec Téhéran.
« Nous appelons toutes les nations attachées à la paix et à la justice à prendre des mesures significatives pour empêcher toute nouvelle escalade », a déclaré Kazem Gharibabadi, vice-ministre iranien des Affaires étrangères, à la tribune de la Conférence du Désarmement.
« Les conséquences de toute nouvelle agression (contre l’Iran, ndlr) ne se limiteraient pas à un seul pays, et la responsabilité incomberait à ceux qui initient ou soutiennent de telles actions », a-t-il ajouté.
















