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La marque de mode IKKS est en faillite en Belgique. La marque française avait a été placée en redressement judiciaire en octobre dernier, une procédure qui menaçait les plus de 1.000 emplois du groupe. Mais si, en France, IKKS a retrouvé un repreneur, ce n’est pas le cas de la filiale belge, qui est donc déclarée en faillite, annonce l’Echo ce lundi. Des dizaines d’emplois sont ainsi menacés dans notre pays.
L’enseigne, en cessation de paiements, déjà en difficulté il y a quelques années, avait obtenu en 2024 de ses créanciers l’abandon des dettes, et de la part de ses investisseurs qu’ils réinjectent des liquidités. Mais jeudi, le tribunal des activités économiques de Paris a placé IKKS en redressement judiciaire et ouvert une période d’observation courant jusqu’en avril 2026. Cette procédure ne concerne que ses activités en France.
Les franchisés par concernés
Une dizaine de boutiques belges, les intégrées, sont concernées par la faillite, tandis que les franchisées restent pour l’instant ouvertes. D’après le quotidien économique, les magasins d’Anvers, Bruxelles (Louise), Knokke, Liège, Louvain-la-Neuve, Waterloo, Woluwe et les outlets de Maasmechelen et Messancy, ainsi que les corners des magasins Inno ont fermé leurs portes pour ne plus les rouvrir. Les boutiques franchisées, à Charleroi, Genval, Mons, Namur et Nivelles, ne sont pas concernées.
IKKS, fondée en 1987, est une marque de prêt-à-porter haut de gamme pour femmes, hommes et enfants, avec un « ADN Rock », avait déclaré son président à l’AFP en juin 2024. Avec les marques I.Code, One Step et IKKS, le groupe est présent en France et à l’international, notamment en Belgique, avec 600 points de vente et 1.500 collaborateurs dans le monde. En février 2024, l’entreprise avait annoncé un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) prévoyant la suppression de 202 postes en France (sur 1.328) et la fermeture de 77 magasins et corners (sur 604), dans un contexte général de morosité pour le prêt-à-porter. « La conjonction de divers facteurs externes tels que la crise sanitaire mondiale due au Covid-19, les conséquences de la guerre en Ukraine où le groupe était fortement implanté, ainsi qu’une inflation persistante, ont fortement impacté l’ensemble du secteur », avait expliqué l’entreprise.


















