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Plusieurs modèles de casques audio et d’écouteurs ont été retirés de la vente par des grandes enseignes telles que Bol.com et MediaMarkt, en raison d’une présence de substances potentiellement nocives, rapporte le journal néerlandais AD. Une enquête a par ailleurs été ouverte. Les magasins Hema et Action, ainsi que la plateforme Amazon examinent de leur côté si des tests supplémentaires sont nécessaires et ont engagé des discussions avec leurs fournisseurs.
Dans un rapport publié la semaine dernière par des associations de consommateurs, en collaboration avec l’Union européenne, des chercheurs ont passé au crible 81 casques audio disponibles sur le marché européen. Des modèles de marques connues telles qu’Apple, JBL, Bose ou encore Samsung ont été analysés.
Selon les résultats du rapport, la plupart des appareils testés contiennent des substances nocives, tels que du bisphénol A (BPA), qui peuvent pénétrer dans l’organisme via les coussinets des casques ou les câbles. La quantité de substances nocives varie toutefois en fonction des modèles.
Des modèles connus
Certains modèles sont très répandus. On pointe notamment, parmi ceux ayant obtenu une note globale rouge, selon le quotidien français Sud Ouest : Samsung Galaxy Buds3 Pro ; Beats Solo 4 ; Sennheiser Accentum True Wireless ; Sennheiser Momentum 4 ; Panasonic RB-HX220BDEK ; Bose QuietComfort ; Xiaomi Fredm Buds 5 Pro ; Sony WF-1000XM5 ; Jlab Jbuds Lux ANC WIRELESS ; Philips SHD8850 ; Sony Noise Cancelling WF-1000XM5 ; JBL Wave Beam ; Jabra Elite 10 Gen 2 ; Marshall Motif II ANC ; Logitech G733 LIGHTSPEED ; SteelSeries Arctis Nova 5 ; Razer Kraken V3 ; HyperX Cloud III.
Une note « rouge » ne signifie pas que ces produits sont interdits, mais indique qu’ils affichent des niveaux considérés comme préoccupants au regard des critères retenus par le projet.
Quels sont les risques ?
En quoi le Bisphénol A est-il toxique ? Faut-il s’inquiéter ? Nous avons interrogé un spécialiste, Alfred Bernard, toxicologue à l’UCLouvain. « Le Bisphénol A est un plastique qui peut être très bien absorbé par la peau, surtout s’il y a de la sueur, une compression, explique-t-il. Et les risques sont multiples, ce sont des risques notamment au niveau du système reproducteur, au niveau neurologique, au niveau du système immunitaire. Et on parle aussi de risques accrus de certains types de cancers. Cancer de la prostate, par exemple, ou cancer du sein. On les retrouve encore dans des produits qui ne sont pas en principe en contact avec le corps humain. Donc ça, c’est la règle. Donc pas dans les contenants alimentaires. Mais ici, manifestement, on a encore un risque d’exposition, certes, encore faible, mais par voie cutanée. »
















