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Le cartable d'Arthur est beaucoup trop lourd pour lui, son papa s'inquiète: "J'ai peur qu'il ait des problèmes de dos"

Philippe nous a contactés via le bouton orange Alertez-nous. Soucieux du bien-être de son fils, Arthur, il s'interroge sur le poids du cartable que ce dernier porte sur les épaules chaque jour. Il n'est pas le seul parent interpellé par ces sacs jugés trop lourds. Y a-t-il un cadre légal?

Philippe a fait le test: le sac d'Arthur, son fils, pèse près de 10 kg. Il estime que c'est beaucoup trop pour un adolescent en pleine croissance. "Il grandit, j'ai peur qu'il ait des problèmes de dos plus tard. C'est un souci qui revient quasiment chaque année, je pense qu'il est temps de trouver une solution", argumente le papa.

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Vider un peu la mallette? Pourquoi pas, mais pour Philippe, c'est avant tout un problème "qui doit être réglé au niveau de l'école." Il ajoute: "Arthur a déjà eu des notes parce qu'il n'avait pas le bon classeur."

"On manque d'espace"

Pas de chance pour Philippe, alléger le cartable en le vidant au jour le jour, c'est justement la solution proposée par l'établissement que fréquente Arthur. Si la directrice de cette école de Pont-à-Celles prend le problème très au sérieux, elle n'a pas beaucoup d'autres solutions que d'expliquer aux élèves comment mieux s'organiser.

"Il y a un cours de méthodologie dans lequel les élèves apprennent, entre autres, à organiser le cartable de manière à l'alléger. Les enfants ont toujours tendance à vouloir prendre beaucoup de choses avec eux, on leur donne des conseils pratiques pour apprendre à gérer", expose Mme Lennaertz.

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Quant à la proposition de Philippe de fournir des casiers aux élèves, elle répond: "C'est compliqué de fournir un casier à chacun. On doit respecter les normes d'évacuation dans les couloirs, ce n'est donc malheureusement pas possible dans notre établissement." Ainsi, une série de compartiments sont disponibles à la location, mais il n'y en a pas suffisamment pour chaque élève.

Pas de réglementation

Nous avons rencontré Eden Glesjer, juriste au comité des élèves francophones qui nous explique qu'en Belgique, il n'y a "pas de réglementation" à ce sujet, contrairement à nos voisins français pour ne citer qu'eux: "En France, un cartable ne peut pas dépasser 10% du poids d'un élève, soit 5 kg pour un adolescent qui en pèse 50 par exemple."

Si on considère que le poids moyen d'un adolescent de 13 ans est de 45 kg, on peut affirmer que le cartable d'Arthur qui en pèse 9,4 est loin de la norme française. Outre le cadre réglementaire, Eden Glesjer estime, au même titre que Philippe, qu'un "cartable de 10 kg pour un enfant qui est en pleine croissance, ça a peu de sens".

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Elle estime qu'en fonction des établissements, certains sont plus attentifs aux poids des cartables que d'autres. Dans tous les cas, la juriste avance qu'il faudrait prendre des mesures: "Des casiers ou des classes fixes dans lesquelles les élèves peuvent laisser leurs affaires. En tout cas, essayer de trouver un système où on n'a pas un ado de 12-13 ans qui porte un sac à dos de 10 kg toute la journée."

Notre interlocutrice milite aussi pour la mise en place d'une réglementation comme en France: "Ça permet de ne plus avoir d'appréciation des écoles. Certaines ont des casiers, d'autres pas. Certaines ont des cartables plus ou moins lourds, … Une règle, ça permet de mettre tout le monde au même niveau."

D'ici la mise en place d'une telle réglementation, Arthur devra s'organiser pour désemplir un peu son sac à dos.

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Commentaires

6 commentaires

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  • Tout le monde n'a pas spécialement les moyens de s'acheter des tablettes et autres multimédia, surtout les familles mono parentales. D'autant plus que ceux-ci sont vite obsolètes et qu'elles doivent être changées régulièrement par manque de mise à jour.

    Pascal La
  • Les tablettes, ça se vole, ça se casse, ça coûte trop cher pour certaines familles, ça déconnecte l'enfant de la réalité physique, ça tente l'enfant à jouer et à aller sur les réseaux sociaux, ce qui le désociabilise. L'éducation au respect pourrait être plus bénéfique : jadis, on laissait ses livres dans son banc, et on les y retrouvait le lendemain, ce qui n'est plus possible actuellement.

    roger rabbit
  • Il y a moyen de limiter les fonctions disponibles d'une tablette, aussi bien quant aux applications, aux contenus que les horaires de marche. Pour le prix, une tablette de qualité, il y en a à moins de 300€, ce qui même si elle est renouvelée tous les 3 ans, est moins cher que les livres, feuilles et classeurs... Et une tablette n'est pas obsolète aussi rapidement (à moins de vouloir jouer à des FPS dessus)... Et savoir utiliser un outil numérique, de nos jours, est indispensable.

    Thierry Frayer
  • Les réseaux sociaux ne désocialisent pas, si c'est bien encadré c'est au contraire bénéfique. Et il vaut mieux les éduquer au numérique de vouloir leur cacher la réalité. Le respect, ça s'apprend à la maison. Et si vous laissiez vos livre à l'école, impossible de réviser ou de faire des devoir à la maison, alors qu'avec le numérique c'est possible. Jadis, rien du tout. Ça a toujours dépendu de l'établissement et de l'instit.

    Thierry Frayer
  • Déjà, à l'heure du numérique, comment se fait-il qu'on utilise encore autant de feuilles, de classeurs et de manuels? Ce n'est pourtant pas faute d'études démontrant que l'usage de tablettes, livres électroniques et autres outils numériques est beaucoup plus efficace, facile, didactique et offre des possibilités d'enseignement bien meilleures.

    Thierry Frayer
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