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Un millier de personnes ont assisté jeudi matin à Bron (Rhône), aux obsèques de l'officier de gendarmerie Norbert Ambrosse, en présence du président Nicolas Sarkozy qui a rendu un vibrant hommage à la victime, tuée dimanche par un cambrioleur à Saint-Andéol-le-Château (Rhône).
"Une fois de plus, un militaire de la gendarmerie est tué en opération de service, dans l'accomplissement de son devoir", a relevé le président de la République lors d'un éloge funèbre prononcé dans la cour de la caserne Général-Raby à Bron (Rhône), près de Lyon, en présence d'un millier de personnes, dont de nombreux Saint-Cyriens.
Agé de 38 ans, l'officier Ambrosse a été mortellement atteint au thorax par un coup de fusil dans la nuit de samedi à dimanche, alors qu'il dirigeait une intervention avec une quinzaine de ses hommes contre des cambrioleurs dans un centre de tir.
"Le chef d'escadron Norbert Ambrosse, promu lieutenant-colonel à titre posthume, s'inscrit dans la lignée de ceux qui ont consacré et sacrifié leur vie au service de nos concitoyens", a souligné le chef de l'Etat, qui était accompagné des ministres de l'Intérieur et de la Défense, Michèle Alliot-Marie et Hervé Morin.
"A vous tous, officiers et sous-officiers du groupement de gendarmerie du Rhône, et au-delà de vous, à tous les militaires de la Gendarmerie nationale, je veux exprimer, en mon nom et en celui du gouvernement, ma confiance", a-t-il ajouté. S'adressant à la veuve du militaire et notamment à ses quatre enfants, âgés de 3 à 12 ans, il a lancé: "N'oubliez jamais ces moments. Soyez fiers de votre père".
A la fin de l'allocution, l'aîné des garçons, Paul, 11 ans, a rejoint Nicolas Sarkozy.
Devant le cercueil, recouvert du drapeau français, il a aidé le président à épingler sur un coussin les insignes de la Légion d'honneur et la Médaille de la gendarmerie, décernées à titre posthume à son père.
Puis, côte à côte, tous deux se sont recueillis alors que retentissait la sonnerie aux morts.
Les obsèques religieuses ont été ensuite célébrées en l'église Sainte-Blandine, dans le 2ème arrondissement de Lyon. Plusieurs centaines de personnes, dont de très nombreux militaires, y assistaient.
A l'arrivée du cercueil, vingt gendarmes ont formé une haie d'honneur, saluant la famille.
Plusieurs dizaines de gerbes de fleurs avaient été déposées devant l'édifice et deux registres de condoléances étaient placés de part et d'autre de l'entrée. Un écran avait été installé sous les arbres à côté de l'église pour permettre aux personnes de suivre la cérémonie à l'extérieur.
Dans son homélie, l'aumonier régional de la gendarmerie, Denis Bertin, a évoqué les qualités de l'officier tué pendant son service - "un homme droit, humble, aimant, qui fédérait autour de lui par son courage" -, avant de lancer à l'assemblée: "être là, ce n'est pas une politesse, c'est un devoir".
