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Plongée dans les entrailles du 'lolita express', le jet-privé à l'abandon du tristement célèbre Jeffrey Epstein

Plongée dans les entrailles du 'lolita express', le jet-privé à l'abandon du tristement célèbre Jeffrey Epstein
@Isopix
 
 

Le DailyMail publiait ce mardi 8 septembre, des images exclusives du "lolita express", le jet-privé du milliardaire Jeffrey Epstein, soupçonné de trafic sexuel. L'engin, qui aurait servi à transporter des jeunes filles mineures prend désormais la poussière et se décompose petit à petit sur un tarmac de Géorgie.

Sous une fine couche de poussière et de moisissure, tout est encore là, les duvets rembourrés, les serviettes de bains et même de la lotion pour bébé. La carcasse du Boeing 727 de Jeffrey Epstein est comme figée sur place. Le DailyMail s'est immiscé dans l’appareil du défunt présumé pédophile, qui a transporté des grands noms d'Hollywood et du monde politique anglophone.

De Bill Clinton à Kevin Spacey en passant par le Prince Andrew, ils sont nombreux à avoir honoré l’avion de leur présence. Mais ce qui fait la réputation du "lolita express" se sont avant tout les soupçons de trafic sexuel qui gravitent autour de son ancien propriétaire, décédé dans sa cellule en août 2019. Selon les autorités fédérales, le mania d’Hollywood se servait de l’appareil pour transiter entre ses différents logements. Au départ de Paris, New-York, des Iles Vierges ou encore du Nouveau-Mexique, la destination était bien souvent la même : son manoir à Palm Beach, Floride. Selon les enquêteurs, c’est dans cette luxueuse villa en bord de mer que se déroulait la plupart de ses soirées, où de nombreuses jeunes femmes ont été abusées sexuellement. Le jet, aurait joué un rôle crucial dans ces exactions, principal moyen d’effectuer discrètement un trafic sexuel bien rodé.

Pour voir les images publiés sur le site du DailyMail cliquez ICI

Le théâtre de nombreuses agressions sexuelles

A bord de l'appareil, les journalistes du DailyMail décrivent une ambiance "bizarre", si ce n’est "effrayante". Bien que l’humidité et la forte chaleur de Géorgie aient eues raison d’une bonne partie du ‘lolita’, il est difficile de ne pas imaginer les voyages du pédophile présumé, souvent accompagné par de "nombreuses jeunes filles". Virginia Roberts Guiffre, 15 ans au moment des faits, était l’une d’entre elles. Nos confrères du DailyMail rappellent que c’est grâce à sa plainte et à son témoignage, livré en 2015 aux enquêteurs, qu’il est possible de faire la lumière sur le sombre passé du Boeing. Pendant des années, elle a pris part aux voyages d’Epstein et de ses imminents amis. Son "rôle", "divertir" les invités en leur offrant des faveurs sexuelles. Parmi ses agresseurs présumés, le Prince Andrew ou encore l’avocat Alan Dershowitz, professeur renommé de l’université d’Harvard. Des allégations niées en bloc par les deux intéressés. Autre invité de marque, Bill Clinton aurait participé à 26 vols pour se rendre un peu partout dans le monde. Rien qu’entre 2002 et 2003, l’ancien président américain s’est rendu 4 fois en Europe, Asie et Afrique à bord du jet-privé. Des informations corroborées grâce aux fiches de vol qui offrent aux enquêteurs des détails précis sur les participants de chaque voyage.

Des frais de réparation allant jusqu’à 3 millions de dollars

Le "lolita" ne reprendra certainement pas du service de sitôt, l’appareil se décompose lentement sur une place du tarmac de l’aéroport Brunswick Golden Isles, louée pour plus de 1000 dollars par mois. "Quelqu’un doit venir faire quelque chose avec", se plaignait aux journalistes du DailyMail, le responsable de Stambaugh Aviation, la société chargée de stocker et rénover l’avion. Les frais de réparations sont estimés à une somme allant jusqu'à 3 millions de dollars.




 

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