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Israël est confronté à une série d’attaques de missiles iraniens qui ont secoué le pays ces derniers jours. À Beit Shemesh, près de Jérusalem, un drame a marqué les esprits lorsque neuf personnes ont perdu la vie après qu’un missile a frappé une maison. Ce bilan tragique s’accompagne également de nombreux blessés. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou s’est rendu sur les lieux pour rendre hommage aux victimes, témoignant de l’ampleur de la catastrophe.
Tel Aviv, l’une des villes les plus emblématiques d’Israël, a aussi été la cible de ces frappes. Dans la nuit de samedi à dimanche, un missile a creusé un cratère de 5 à 6 mètres de diamètre au cœur d’une rue animée, non loin du centre-ville. Un immeuble situé à proximité a été partiellement détruit, causant la mort d’une femme de 50 ans qui n’a pas pu atteindre les abris à temps. Cette attaque laisse derrière elle des dégâts matériels considérables qui s’ajoutent à la peur omniprésente dans les quartiers visés.
La population au rythme des sirènes
Sur place, notre correspondante Bethsabee Salem fait le point sur la situation, et sur l’état de la population israélienne. « D’un côté les Israéliens sont convaincus du bien-fondé de ces attaques en Iran. Ils veulent absolument libérer les Iraniens de leur régime. Ils veulent mettre fin au programme balistique nucléaire qu’ils considèrent comme une menace existentielle. D’un autre côté, on vient de le dire, ces missiles iraniens sont dangereux. C’est une menace permanente depuis plusieurs jours au-dessus de la tête des Israéliens qui vivent d’ailleurs au rythme des sirènes qui font des allers-retours constants nuit et jour vers les abris antimissiles. », explique-t-elle.
« Et puis il y a des directives, des restrictions qui s’imposent à eux puisqu’ils ne peuvent pas aller travailler à moins d’exercer une activité essentielle. Les enfants ne vont pas à l’école, etc. Et ces consignes ont été prolongées jusqu’à samedi au moins. Donc la perspective de rester encore de longs jours sur ce nouveau rythme de vie, ça ne réjouit personne ici », poursuit notre correspondante.


















