Accueil Documentaires

La Belgique face au risque nucléaire : un désastre comme Fukushima est-il envisageable chez nous ?

par RTL info
À l’occasion des 15 ans de la catastrophe nucléaire de Fukushima, l’émission « Tout s’explique » explore la question qui inquiète : un scénario similaire pourrait-il frapper la Belgique ?

Le 11 mars 2011, un séisme de magnitude exceptionnelle suivi d’un tsunami ravageur frappe la côte est du Japon. Les vagues, parfois hautes de plus de 14 mètres, endommagent gravement la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. Privés d’électricité, les systèmes de refroidissement tombent en panne. Moins de 24 heures plus tard, une explosion souffle le toit d’un réacteur, libérant dans l’atmosphère des particules radioactives. Le monde découvre alors l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire, aux côtés de Tchernobyl.

La Belgique est-elle exposée à un tel scénario ?

Animée par Loïc Van Impe, l’émission « Tout s’explique » se demande si la Belgique pourrait, elle aussi, être touchée par une catastrophe comme celle de Fukushima. L’hypothèse paraît invraisemblable… Et pourtant, l’histoire prouve que le risque existe.

En 1953, une violente tempête a provoqué un raz de marée de plus de trois mètres qui a dévasté la côte belge, causant la mort de 28 personnes. De quoi relancer les interrogations sur la robustesse des infrastructures nucléaires du pays face à des événements extrêmes.

Loïc Van Impe a consulté un rapport de l’Agence fédérale de Contrôle nucléaire (AFCN), dont les conclusions se veulent rassurantes. « Même si un séisme provoquait un tsunami et détruisait en même temps les berges de l’Escaut, la centrale nucléaire de Doel ne serait toujours pas inondée », peut-on y lire.

Selon Mélanie Boulanger, porte-parole de l’AFCN, la Belgique applique des normes de sûreté qui dépassent les exigences européennes : « Nos centrales sont robustes face à des événements externes comme les séismes, les tremblements de terre, les inondations. En Belgique, on a même étendu ce type de risques à d’autres types, comme les chutes d’avion ou les cyberattaques. Par rapport à l’avant Fukushima, la sûreté des centrales nucléaires a été renforcée. »

Nouvelles mesures de sécurité

À Tihange, un mur anti-inondation a été érigé pour faire face à une crue exceptionnelle. D’autres dispositifs ont été mis en place, comme des équipements mobiles capables d’assurer le refroidissement des réacteurs en toute situation. Objectif : éviter que ne se reproduise un scénario comparable à celui de Fukushima.

À l’occasion des 15 ans de la catastrophe de Fukushima, l’émission Tout s’explique revient sur les événements qui ont conduit à l’un des pires accidents nucléaires de l’histoire, tout en explorant les leçons tirées depuis. Loïc Van Impe propose une immersion au cœur d’un réacteur pour expliquer le fonctionnement d’une centrale, les dispositifs de sécurité en place et les protocoles en cas d’incident. Une enquête essentielle à l’heure où le nucléaire reste au cœur des débats sur l’avenir énergétique du pays.

« Tout s’explique : Fukushima, 15 ans déjà », c’est ce jeudi 12 février à 19h50 sur RTL tvi et en streaming sur RTL play.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus