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Le Standard de Liège a demandé vendredi au Conseil Disciplinaire du Football Professionnel (CDFP) de ne pas imposer de match à huis clos, même avec sursis. Le parquet de l’Union belge réclamait un match à domicile à huis clos sans sursis et une amende de 5.000 euros, car des supporters liégeois avaient provoqué l’arrêt de la rencontre contre Antwerp.
Lors de ce match du vendredi 17 octobre, des supporters du Standard avaient jeté à trois reprises des gobelets en direction de l’arbitre Lothar D’Hondt, atteignant celui-ci. Après le troisième incident, l’arbitre avait décidé d’arrêter la rencontre. Le Standard, réduit à dix, l’avait finalement emporté 1-0, les dernières minutes ayant été rejouées à huis clos le lundi 20 octobre.
Les avocats du Standard n’ont pas contesté devant le CDFP les faits survenus ce vendredi-là, mais ont expliqué les mesures prises depuis. L’auteur du dernier jet de gobelet a reçu une interdiction de stade de deux ans, et les images des autres fauteurs de troubles sont toujours entre les mains de la police pour identification. Le Standard a également expliqué que le club n’autorise plus les gobelets dans les tribunes, une mesure qui, selon lui, est bien respectée. Les stewards auraient signalé une forme de contrôle social.
Même si le club a reconnu que cette mesure entraîne une baisse des recettes les jours de match, il est prêt à la prolonger comme sanction alternative à un match à huis clos. « Jouer sans supporters ne touche pas seulement le club, mais aussi toutes les vies qui gravitent autour du stade », a expliqué l’avocate du Standard. Pour éviter tout nouveau jet de gobelets, le club se dit prêt à maintenir l’interdiction encore quelques mois. Le Conseil a promis de rendre sa décision « dès que possible ».
L’Antwerp, qui a déposé plainte concernant la manière dont la fin du match a été gérée, sera entendu plus tard dans la journée par le CDFP.


















