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Le président du Parlement bruxellois possède un chauffeur... interdit ?

par RTL info avec Loïc Parmentier et Thomas Kinet
Comme chaque dimanche, on passe en revue l’actualité politique qu’il ne fallait pas manquer cette semaine. On va parler d’augmentation des salaires, du premier discours du ministre-président bruxellois et du chauffeur du président du Parlement bruxellois qui n’a pourtant pas le droit d’en avoir un.

Un rapport avec des jolis tableaux chiffrés signé par le Conseil central de l’économie était au cœur des débats politiques cette semaine. En réalité, il intéresse tous les travailleurs du secteur privé en Belgique puisqu’il parle de salaires et de la possibilité de les augmenter. C’est ce qu’on appelle la norme salariale. « Le rapport nous dit que le handicap salarial a en partie été résorbé », a assuré Nathalie Muylle, députée fédérale CD&V. « Chaque semaine, j’entends différents groupes dire « Oui, le travail doit être davantage récompensé. » Et aujourd’hui, nous avons la possibilité de passer de la parole aux actes », a souligné Anja Vanrobaeys, députée fédérale Vooruit.

Ce rapport ne détermine absolument pas la norme salariale

De l’argent supplémentaire, cela semble une bonne nouvelle. « Le dernier rapport du Conseil central de l’économie est un rapport intermédiaire et technique. Il ne détermine absolument pas la norme salariale », a affirmé David Clarinval, ministre fédéral de l’Emploi. Comprenez : circuler, il n’y a rien à voir. C’était la majorité versus la majorité. Deux versions pourtant bien différentes.

On va à présent retrouver un petit peu de quiétude. « Bruxelloise, bruxellois. Nous ne sommes pas ici pour nous excuser d’être bruxellois », a déclaré le nouveau ministre-président Boris Dilliès (MR). Brukxellois ? Brukselles ? Vraiment ? Comme les Français prononcent le nom de notre capitale ? Bon, c’est un tout nouveau ministre-président bruxellois. Et Boris Dilliès a encore près de 1.200 jours pour y arriver.

Bertin Mampaka a une astuce

Tout ça s’est donc déroulé au Parlement bruxellois, juste en dessous du regard présidentiel. Le président, c’est Bertin Mampaka. Pour venir ici, il a utilisé une voiture et son chauffeur. Normal, c’est le président… sauf que le président ne peut pas avoir de chauffeur. Il doit faire des économies. Mais Bertin Mampaka a une astuce. Et pour bien comprendre, il nous faut deux Bertin Mampaka. Le président du Parlement bruxellois et le président du Parlement de la COCOF. Ce dernier peut avoir un chauffeur, qui travaille donc un peu pour les deux. Mais, depuis la fin de la crise bruxelloise, tout a évolué. Bertin Mampaka a perdu son poste de président de la COCOF, remplacé par Rudi Vervoort, qui a donc gagné un chauffeur.

Bertin qui n’est pas content est donc passé à l’action. Cette semaine, surprise. Son chauffeur lui est revenu. Passage en force ou compromis avec d’autres parties, reste que pour les économies bruxelloises, il faudra repasser.

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