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Du staff mauve et blanc, il n’en reste plus qu’un : Jérémy Taravel. A 38 ans, l’ancien défenseur passé par Lokeren, le Cercle de Bruges ou encore le Dinamo Zagreb va franchir un fameux palier, se retrouver entraineur principal du Sporting le temps de trouver le successeur idéal de Besnik Hasi. Une juste récompense selon José Jeunechamps, son dernier entraineur à Mouscron mais également celui qui a lancé sa carrière d’assistant le 7 février 2023, quasiment 3 ans jour pour jour. « Lorsque je lui ai proposé de devenir adjoint à Virton, il n’a pas hésité une seconde alors qu’il fallait en quelque sorte recommencer à zéro. Malgré la distance et un salaire moins onéreux que ce qu’il avait connu en tant que joueur, il a directement montré une extraordinaire motivation dans ce nouveau projet. Cela démontre toute son humilité. Il devait se plier au côté plus amateur du club, déplacer le matériel, etc. Il a vraiment mis les mains dans le cambouis mais sans jamais se plaindre. Il savait que cela pouvait constituer une étape importante dans sa carrière.»
« Déjà en tant que joueur, j’ai très vite repéré son sens tactique. En tant que défenseur, avec le jeu devant lui, il était déjà très attentif à la tactique. » Outre ses qualités sur le terrain, José Jeunechamps loue aussi ses qualités humaines si importantes dans un tel contexte, face à un groupe en perte de confiance. « Jérémy sait trouver le bon équilibre entre créer des liens avec les joueurs et parvenir à mettre la distance au bon moment. »
« Dans les pas de David Hubert »
A 35 ans, un souci cardiaque oblige Jérémy à raccrocher les crampons et a trouvé une autre voie. Mais le football a toujours été sa priorité. « Il a très vite pu faire le switch, entre sa carrière de joueur et celle d’assistant. Son évolution ne me surprend pas... Il ne faut pas lui coller l’étiquette de l’ancien défenseur qui ne se focalise que sur le bloc défensif, au contraire. Il s’intéresse beaucoup à l’animation offensive. Lors de chaque entrainement, il est très actif pour mettre de l’intensité mais également pour créer de nouveaux exercices, des principes de jeu. A titre d’exemple, je dirais qu’il est capable de suivre les pas d’un David Hubert, c’est-à-dire de grandir sereinement, y aller étape par étape, sans se précipiter. Une opportunité comme celle-là va d’office accélérer son processus d’apprentissage. A lui de saisir sa chance. Et comme disait Dominique D’Onofrio : l’important c’est d’être au bon endroit au bon moment! »


















