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Affaire Stefanie Sander : l’infirmière soupçonnée de fraude sociale pourrait bientôt sortir de prison

Par RTL info avec Belga
Mise en examen pour fraude sociale, l’infirmière à domicile Stefanie Sander est en prison depuis plusieurs semaines. Ce vendredi, elle pourrait être libérée sous conditions, en attente de son procès.

Dans l’affaire de fraude sociale impliquant l’infirmière à domicile Stefanie Sander de Houthulst, la Chambre des mises en accusation de Gand (KI) décidera vendredi si la femme restera en prison. Il y a quinze jours, la chambre de Bruges a décidé que l’infirmière pouvait quitter la prison avec un bracelet électronique, mais le tribunal du travail avait fait appel.

Dans le cadre de plusieurs enquêtes menées par la division de Flandre-Occidentale de l’Auditorat du travail de Gand sur la fraude sociale des infirmières à domicile indépendantes, une action judiciaire dirigée par un juge d’instruction de Bruges a eu lieu le 17 novembre. Au cours de cette action, la police judiciaire fédérale de Flandre-Occidentale (FGP) a effectué plusieurs perquisitions dans la région de Houthulst en collaboration avec les services d’inspection de l’INAMI.

Les inspecteurs ont arrêté Stefanie Sander (42 ans), infirmière à domicile indépendante, ainsi que sa mère, son compagnon et un employé. Lors des perquisitions, 11 voitures de luxe, six motos de luxe, des produits de luxe, des biens immobiliers et de l’argent liquide ont également été saisis. Après avoir été interrogés, la conseillère du Vlaams Belang et son compagnon ont été présentés au juge d’instruction. Ce dernier a décidé d’arrêter Sander pour suspicion de fraude sociale. Son mari a été libéré sous conditions.

Selon l’auditorat du travail, Stefanie Sander a commis une fraude généralisée en déclarant ses performances. En déclarant des prestations fictives, l’accusée aurait perçu indûment des millions d’euros. Au total, elle prétendait traiter jusqu’à 90 personnes par jour. Dans ce contexte, elle doit déjà payer 1,7 million d’euros à l’INAMI pour des faits des années passées.

Le 19 décembre, la chambre d’audience de Bruges a décidé que l’infirmière à domicile pouvait quitter la prison avec un bracelet électronique. Le tribunal du travail a fait appel de cette décision, laissant Sander en prison. La chambre des mises en accusation de Gand se prononcera vendredi sur l’arrestation. La décision relative à la surveillance électronique pourrait être confirmée, mais le KI pourrait également décider de libérer Sander sous conditions ou de prolonger l’arrestation.

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