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« Je laisse au ministre des Affaires étrangères le soin de réfléchir à la suite à donner à cette affaire », a déclaré lundi le ministre de la Santé Frank Vandenbroucke sur les ondes de Radio 1, en réaction aux déclarations de l’ambassadeur américain Bill White.
M. White a commenté une vidéo dans laquelle le ministre socialiste soutenait son président, Conner Rousseau, qui s’est attiré les foudres de l’ambassadeur américain. Dans cette réaction, supprimée entretemps, il évoquait le scandale Agusta des années 1990 et les déclarations très controversées de M. Vandenbroucke à propos d’argent sale qu’il avait demandé de brûler. « L’odeur de la corruption est bien réelle », accusait M. White.
Lundi matin, le ministre de la Santé a rappelé que l’ambassadeur avait aussi critiqué le Premier ministre, Bart De Wever. « Il a dépassé plusieurs limites de ce que l’on peut attendre d’un démocrate », a déclaré M. Vandenbroucke. « Nous pouvons difficilement l’accepter ».
« Pas le seul »
Selon lui, l’ambassadeur américain n’est pas le seul à se conduire de la sorte. « Les ambassadeurs de plusieurs pays européens tentent de semer la discorde et de diviser les gens », a-t-il affirmé.
Aux yeux du socialiste, le véritable objectif des États-Unis est d’imposer leur modèle de soins de santé en Europe, un projet que combat M. Vandenbroucke.


















