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« Je suis déterminée » : Valérie Glatigny va rendre le néerlandais obligatoire dès la 3e primaire

par RTL info avec Christophe Deborsu
Valérie Glatigny (MR) était l’invitée de Christophe Deborsu dans le 7h50 sur bel RTL. La ministre francophone de l’Enseignement s’est exprimée sur son plan visant à rendre obligatoire le néerlandais dès la 3e primaire dans toute la Fédération Wallonie-Bruxelles.

La désaffection des élèves francophones du secondaire pour le néerlandais se vérifie, selon une étude récente. Interrogée sur ces chiffres, la ministre francophone de l’Enseignement réagit en confirmant l’importance capitale d’intégrer le néerlandais de manière obligatoire, et plus tôt dans le cursus scolaire en Wallonie.

Ces chiffres sur le choix des langues à l’école qui viennent de sortir indiquent notamment que seul un élève wallon sur quatre opte pour le néerlandais comme deuxième langue, autrement dit 25 %. En revanche, près de trois élèves sur quatre choisissent l’anglais, 73 %. Les 2 % restants concernant l’allemand.

Un chiffre qui a diminué de moitié en 20 ans

Des chiffres qui sont donc en baisse constante, puisqu’il y a 20 ans, c’était encore « moitié-moitié » entre le néerlandais et l’anglais avec 49 % chacun, et toujours 2 % pour l’allemand.

Comment est-il possible que le nombre d’élèves qui optent pour le néerlandais ait diminué de moitié en une vingtaine d’années ? « C’est en effet inquiétant parce qu’on sait que c’est très important pour les jeunes d’apprendre le néerlandais, qui est quand même une de nos trois langues nationales », réagit d’abord Valérie Glatigny.

« Et donc, quand on vit en Belgique, c’est très important de pouvoir parler, s’exprimer en néerlandais », ajoute-t-elle. Mais la maîtrise du néerlandais a également un intérêt sur le plan professionnel selon la ministre : « On sait que la plus grande part de marché de l’emploi se trouve en Flandre. Donc, pour l’insertion socioprofessionnelle de nos jeunes, c’est très important. Si on veut trouver un emploi dans l’administration, dans le secteur de la logistique, dans la vente, dans la santé aussi, il faut pouvoir s’exprimer en néerlandais », déclare-t-elle.

Obligatoire dès la 3e primaire

Face à ce constat, la ministre francophone de l’Enseignement réaffirme l’importance de son plan linguistique, qui consiste notamment à rendre le néerlandais obligatoire dès la 3e primaire en Wallonie. Plus précisément, il s’agit de rendre obligatoire l’apprentissage d’une autre des deux langues nationales, après le français. Il sera donc également toujours possible de choisir l’allemand.

« Notre plan vise à stimuler l’apprentissage du néerlandais et notamment le rendre obligatoire en troisième primaire en Wallonie, comme c’est déjà le cas à Bruxelles. Nous souhaitons aussi anticiper d’une année l’apprentissage d’une deuxième langue moderne dans le secondaire », détaille Valérie Glatigny.

« C’est un véritable plan pour faire en sorte que nos élèves soient davantage multilingues et plus particulièrement en néerlandais », ajoute-t-elle.

« Décourager les changements »

En revanche, il n’est pas encore question de poursuivre cette obligation en l’imposant également dès la 1ère secondaire. « L’idée c’est d’encourager le néerlandais, et de décourager les changements de langues entre la primaire et les secondaires », justifie Valérie Glatigny. Dès lors, il sera toujours possible de demander des dérogations auprès du directeur de l’établissement afin de choisir une seconde langue différente, telle que l’anglais.

Toujours d’après les chiffres de cette étude, environ un quart des élèves wallons n’a jamais eu une seule heure de néerlandais. C’est notamment le cas, par exemple, du président du MR, Georges-Louis Bouchez, qui n’a jamais eu une heure de néerlandais en primaire, ni en humanité.

Une situation qui va donc définitivement prendre fin : « C’est en effet ce qu’on souhaite faire. Ce chiffre est particulièrement inquiétant. Et c’est sur ça qu’on veut travailler. Donc, oui, en effet, il y a un plan et je suis déterminée », conclut la ministre.

Une réforme qui devra entrer en vigueur pour la rentrée académique 2027-2028.

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