Partager:
En Belgique, un ministre gagne environ 10 000 euros net par mois, quel que soit le niveau de pouvoir. À cela s’ajoute une prime au logement. En région Wallonie, en Fédération Wallonie-Bruxelles, elle est de 1377 euros par mois, 336 euros pour le logement, 1041 euros pour des frais domestiques.

« Alors qu’on n’arrête pas de nous dire ici en Fédération Wallonie-Bruxelles qu’il n’y a pas d’argent », estime Amandine Pavet, députée PTB au parlement de FBW.
Ces primes au logement pour les ministres sont dans le viseur du PTB qui propose de les supprimer. « L’école va être plus chère, les crèches aussi, il y a toute une série de coupes budgétaires comme ça et au final on voit qu’ils demandent des efforts à tout le monde sauf à eux-mêmes », ajoute Amandine Pavet.
Un même constat revient, celui de la non-transparence
Le Parti LI.BRES a déposé une résolution allant dans le même sens. Il y ajoute une proposition de vote en début de chaque législature. « Quand on voit tous les scandales liés aux rémunérations des politiques, un même constat revient, celui de la non-transparence, note Fabian Maingain, député. Et donc LI.BRES propose, et c’est une valeur fondamentale chez nous, que les rémunérations des politiques, que ce soit des députés ou des membres de gouvernement, soient débattues à chaque fois en début de mandature au sein du Parlement, dans un débat public, pour éviter qu’on découvre par après des rémunérations ou des avantages cachés ».
La réponse du MR et des Engagés
Les deux résolutions étaient rejetées en commission. Le PTB, LI.BRES, Écolo et le PS ont voté pour, le MR et les Engagés ont voté contre. « Cette proposition introduit une confusion entre les rôles du législatif et de l’exécutif, a déclaré Grégory Chintinne, député MR. En demandant que les rémunérations soient fixées par décret, elle introduit une ingérence directe du Parlement dans le traitement de l’exécutif, ce qui remet en cause l’équilibre institutionnel et la séparation des pouvoirs ».
Les Engagés de leur côté répondent que la décision doit être prise par tous les parlements en même temps. « Les rémunérations politiques doivent être analysées et harmonisées au niveau de l’ensemble des assemblées parlementaires du pays, a expliqué Geneviève Lazaron, députée Les Engagés. Une réforme partielle risque de créer des distorsions nuisibles à la crédibilité de l’ensemble des institutions. »
Le PTB a justement déposé des textes similaires aux autres niveaux de pouvoir, en région wallonne, bruxelloise et au fédéral, où des primes logement similaires existent. Des textes qui ont peu de chances d’être votés si les partis de la majorité restent sur leur position.


















