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Cet agriculteur appelle les consommateurs à les aider, à leur échelle : « La première étape est de se rendre compte de ce qu’ils mangent »

Par RTL info
Mis en lumière après son geste symbolique sur la Grand-Place de Bruxelles, l’agriculteur Aurélien Holvoet veut désormais rentrer dans le rang. Cependant, il souhaite une chose : que le consommateur puisse aider ses homologues dans la lutte contre la « concurrence déloyale » imposée par le traité Mercosur.

Invité dans le RTL info Signatures de ce mercredi, Aurélien Holvoet est devenu un visage reconnu des Belges depuis quelques jours seulement. En effet, ce fermier de la région d’Ath s’est fait connaître en déversant des centaines de kilos de pommes de terre sur la Grand-Place de Bruxelles avec son tracteur.

Poursuivi et mis à l’amende pour ces faits, l’agriculteur est revenu sur son geste face à Christophe Deborsu et Luc Gilson. S’il en assume l’entière responsabilité et les conséquences qui vont avec, Aurélien Holvoet espère que toutes les actions menées ont pu conscientiser les consommateurs, faute d’avoir pu convaincre les politiques.

En effet, le traité du Mercosur, que dénoncent les agriculteurs pour sa « concurrence déloyale » risque d’être signé tout bientôt. « Les actions conscientisent les gens. Je pense qu’on a inondé les gens d’informations. Ce qui se passe, c’est qu’à un moment donné avec l’accord, les manifestations, les gens se rapprochent des fermiers. Ils se disent qu’il y a un mal-être, ils veulent tout d’un coup se poser les bonnes questions. Est-ce que je mange correctement ? Est-ce que maintenant, je fais la démarche, et si j’allais voir mon fermier voisin ? Est-ce que je communique avec lui ? », explique-t-il.

Une façon de demander aux consommateurs d’agir, également, à leur petite échelle. « La première étape du consommateur, c’est de se rendre compte de ce qu’ils mangent, de la qualité ».

Par la suite, Aurélien Holvoet a confirmé : il ne regrette pas son action… mais il y réfléchira à deux fois à l’avenir. « Comme je disais au magistrat, ce sera la première fois et la dernière fois. C’est une leçon, c’était extrêmement symbolique ».

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