Accueil Actu Belgique Société

Comment déceler la triche des étudiants avec ChaGPT dans l'enseignement supérieur? "Il y a des techniques"

Valérie Glatigny, ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Aide à la jeunesse était l’invitée du Bel RTL Matin. Elle a répondu à Frédéric Delfosse sur la question brûlante de ChatGPT.

ChatGPT est une avancée technologique qui inquiète. Capable, grâce à l'intelligence artificielle, de générer des contenus de grande qualité (et d'exactitude), la question se pose aujourd'hui sur les rendus d'étudiants pour leurs devoirs et à leurs examens. Invitée au micro de Bel RTL matin, Valérie Glatigny, la ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Aide à la jeunesse a répondu aux questions de Frédéric Delfosse sur la question de la triche aux évaluations. "Il y a des techniques pour déceler la triche comme par exemple poser à la question à ChatGPT et vérifier la réponse d'un étudiant", a annoncé Valérie Glatigny. "Ce que l'on vérifie dans tous les cas dans l'enseignement supérieur, c'est l'acquisition d'une forme d'esprit critique et ça ce n'est pas quelque chose que ChatGPT peut masquer", selon la Ministre qui avance que l'intelligence artificelle ne remplacera pas la "façon de réfléchir" des étudiants. 

D'autres techniques pour contrer l'avancée de ChatGPT existent également. "L'oral est un moyen privilégié" ainsi qu'un moyen bien connu des universitaire; le QCM (Questionnaire à choix multiple). "Je pense que l'on peut avoir des QCM qui permettent de détécter un forme d'esprit critique, cela dépend du timing, on peut accélérer le temps de réponse." Et si l'Europe a tout de même certaines inquiétudes sur le recours à cette intelligence artificielle, notre ministre de l’Enseignement supérieur et de l’Aide à la jeunesse rassure: "Nos professeurs sont des professionnels de l'évaluation je leur fais confiance." 
 

Déjà utilisé

Les étudiants ont déjà recours à ChatGPT, notamment pour leurs révisions. Cela ne pose pas de problème pour la Ministre qui y voit surtout une "opportunité"  et un "gain de temps" dans la "collecte d'informations". "On incite les étudiants à l'utiliser à bon escient", affirme-t-elle finalement.

 

 

À lire aussi

Sélectionné pour vous