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Les clients fantômes, la hantise de Mirilise: "Ils prennent rendez-vous, consultent leur compte et ne viennent pas", regrette la coiffeuse

On les appelle "les clients fantômes". Ils réservent mais ils ne viennent pas. Le phénomène était bien connu dans le monde de la restauration. Il touche de plus en plus celui des coiffeurs. Ils ont décidé de prendre des mesures. Certains réclament des acomptes ou même des empreintes de cartes bancaires.

Les clients fantômes sont la hantise de Mirilise, à la tête d’un salon de coiffure à Vezin (Andenne). "Il se trouve qu’on se retrouve quotidiennement avec des trous dans l’agenda. Des clients prennent rendez-vous et ne viennent pas sans nous prévenir."

Ces absences de plus en plus fréquentes ces derniers mois agacent la coiffeuse. "Je pense que les gens ont vraiment des difficultés financières. Ils prennent rendez-vous, et à mon avis après avoir consulté leur compte le matin, ils se rendent compte que financièrement ce n’est pas possible."

Depuis la semaine dernière, le client doit lui fournir une empreinte bancaire quand il réserve. S’il ne se présente pas au rendez-vous, et n’a pas prévenu le salon dans un délai raisonnable, un montant est prélevé.

"C’est une sécurité pour nous. C’est malheureux d’en arriver à devoir faire ça, mais c’est la seule solution qu’on a trouvée", ajoute Mirilisse.

Se protéger comme le font des confrères. Emilie a opté pour l’acompte obligatoire pour certaines couleurs et pour les clients récidivistes. "La crise covid, la crise énergétique plus les clients qui ne viennent pas, c’est compliqué. Cela pose très vite problème pour le commerçant mais aussi les autres clients qui n’ont plus la place pour les jours qui les intéressaient", indique-t-elle.

Pour limiter les absences, Emilie envoie des messages de rappel et contacte le client après une dizaine de minutes de retard. 
 

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