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Quatre ans après le début de la guerre, le conflit s’enlise en Ukraine : la paix semble lointaine, d’autant plus que Poutine n’y trouverait… aucun intérêt

par RTL info
Voici quatre ans que la guerre a débuté en Ukraine, après l’entame de « l’opération spéciale militaire » de Vladimir Poutine. Censée durer quelques jours, des années plus tard, la guerre s’enlise.

Cela fait quatre ans, jour pour jour, que la Russie a envahi l’Ukraine. Une offensive que le président russe annonçait « éclair » mais qui a fini par s’enliser. Aujourd’hui, l’heure était aux hommages, aux commémorations, aux messages de soutien en Ukraine.

Cette guerre semble donc aujourd’hui sans fin. Après quatre années passées au rythme des attaques russes, la population est épuisée, d’autant que cet hiver est particulièrement rigoureux ce qui rend le quotidien des Ukrainiens encore un peu plus pénible.

Qu’en est-il du bilan humain ? Difficile à dire, car le sujet est tabou dans les deux camps. « Des estimations donnent côté russe entre 275.000 soldats morts et 350.000 et puis côté ukrainien entre 100.000 et 200.000 soldats tués. Ajoutez à cela les blessés et les portés disparus et on arrive à environ 1.800.000 victimes, 1 000 000 de côté russe et 600.000 côté ukrainien », précise Chantal Monet, référente politique internationale pour RTL info.

Quid de la siuation sur la ligne de front ? Elle mesure actuellement plus de 1.200 kilomètres. Aujourd’hui, la Russie occupe 19,5 %, quasiment 20 % de l’Ukraine. Avant l’invasion, la Russie occupait 7 % de l’Ukraine.

« Cela veut dire qu’en quatre ans de guerre, la Russie a conquis 12 % du territoire ukrainien, essentiellement dans les toutes premières semaines de l’invasion », précise-t-elle. Problème : le conflit s’enlise. Les négociations lancées l’année dernière par Donald Trump piétinent... et il y a deux points de blocage.

Le premier : les territoires. Les Russes exigent que les Ukrainiens abandonnent le Donbass, qui représente 5.000 kilomètres carrés. « Évidemment pour les Ukrainiens, c’est hors de question de se retirer de cette zone. Deuxième point de blocage, les garanties de sécurité en cas de trêve ou de paix », note Chantal Monet.

Vladimir Poutine ne veut pas entendre parler de troupes européennes sur le sol ukrainien. Les frappes russes en profondeur de ces derniers mois laissent à penser que Moscou pourrait préparer une offensive vers l’automne ou vers le mois de juin. À ce stade, Vladimir Poutine n’a aucun intérêt à arrêter la guerre… et Donald Trump ne fait rien pour qu’il arrête.

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