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Une nouvelle loi promulguée pour lutter contre l’absentéisme : elle vise les employeurs comptant plus de 50 travailleurs

Par RTL info avec Marwa Sebbahi et Guillaume Bruwier
Comment lutter contre l’absentéisme de longue durée ? Pour y parvenir, le gouvernement fédéral a décidé de sensibiliser les entreprises, en les obligeant, notamment, depuis le 1er janvier, à contribuer un peu plus au paiement des indemnités de maladie.

Pour les entreprises, les malades de longue durée sont une préoccupation importante. La perte financière puis de main-d’œuvre pendant plus d’un an n’est jamais anodine, et pourtant, le cadre professionnel en est souvent le déclencheur.

« Les maladies de longue durée, c’est plutôt lié à une situation professionnelle. Ça peut parfois être une combinaison avec le privé, avec d’autres choses, mais c’est clair que la situation au travail a un impact sur le fait qu’une maladie de courte ou de moyenne durée se transforme en longue durée », détaille Saadallah Tamer, directeur médical chez Attentia.

Les troubles musculo-squelétiques et psychosociaux font partie des pathologies les plus récurrentes chez les malades de longue durée. Burn-out et tendinite sont également très fréquents et nécessitent un accompagnement particulier. « La bonne manière de prendre en charge un malade de longue durée, c’est maintenir le contact le plus tôt possible et mettre en place des trajets informels pour trouver des travaux adaptés ou une manière de revenir au travail le plus vite possible et dans les meilleures conditions possibles ».

Pour sensibiliser les entreprises à la thématique, une nouvelle loi est entrée en vigueur : parmi les nouveautés, la cotisation de solidarité. Les employeurs, comptant plus de 50 travailleurs, devront désormais contribuer à l’indemnité de maladie pendant le deuxième et le troisième mois d’incapacité.

« Cette cotisation est calculée sur l’indemnité de mutuelle perçue par le travailleur malade. Elle s’élève à 30 % de cette indemnité et elle va être due, et c’est là où est notre critique évidemment, par l’employeur qu’il ait mis en place, un trajet qu’il ait fait des efforts en vue de réintégrer les personnes, ou non », note David Rozenblum, conseilleur affaire sociales pour la Fédération des Entreprises de Belgique.

Les employeurs sont désormais tenus de rester en contact avec leurs collaborateurs malades pour éviter toute perte de contact. En Belgique, les trois domaines les plus touchés par l’absentéisme sont les soins de santé, l’Horeca et les services administratifs.

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