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Un pays européen prend de l’avance dans la course à la 6G : « Pouvoir répondre à l’évolution de la demande »

Par RTL info
Le Royaume-Uni prend une longueur d’avance dans la course à la 6G, grâce à une utilisation plus souple et partagée des fréquences radio. L’Europe, elle, reste divisée entre deux visions stratégiques qui pourraient déterminer son rôle dans le futur numérique mondial.

Le Royaume-Uni va devenir le premier pays d’Europe à autoriser l’utilisation simultanée du wi-fi et des signaux mobiles sur la même bande de fréquences radio. Une décision historique prise par l’autorité de régulation Ofcom, qui prépare le terrain pour l’arrivée de la 6G dès la prochaine décennie, comme le relayent nos confrères de l’Echo.

Cette innovation technique permettra aux smartphones de basculer plus facilement entre les réseaux mobiles et wi-fi, sans coupure ni configuration manuelle. Le tout, avec une couverture étendue sur presque tout le territoire, dès que la 6G atteindra la même portée que la 5G actuelle (97 %).

Connexion fluide dans les lieux très fréquentés

Grâce à ce partage de spectre, les utilisateurs bénéficieront d’un accès internet plus stable et rapide dans les zones encombrées comme les stades, les salles de concert ou les gares. Les applications gourmandes en données, comme les jeux vidéo ou les véhicules autonomes, en profiteront aussi, avec une latence réduite.

L’Ofcom se félicite de cette avancée : « Permettre dès maintenant l’utilisation de cette bande pour le wi-fi, tout en garantissant que le mobile aura aussi les fréquences nécessaires, devrait conduire à un meilleur résultat pour les particuliers et les entreprises », affirme le régulateur. « Cela soutient l’innovation et la croissance des deux technologies et nous permettra de répondre à l’évolution de la demande ».

Pendant ce temps, les discussions s’intensifient au sein de l’Union européenne. Le problème : le spectre radio reste une compétence nationale, rendant les décisions difficiles à harmoniser. Les grands opérateurs comme Vodafone, Orange ou Deutsche Telekom s’inquiètent du retard que pourrait prendre l’Europe face aux États-Unis et au Royaume-Uni.

En mai dernier, ces géants ont interpellé Bruxelles : « Si la décision de rendre la bande des 6 GHz supérieures accessible aux opérateurs mobiles européens est retardée (…), la compétitivité de l’Europe sera menacée ». Selon eux, sans accès complet à cette bande pour les futurs réseaux 6G, l’Europe risque d’être dépassée.

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