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Roze est hospitalisée depuis une semaine au CHU de Liège. Dans un couloir de l’établissement, pour rester à proximité de sa fille, son père nous décrit son combat quotidien depuis le drame. « Elle est brûlée sur tout son visage, son crâne et ses deux mains aussi. Elle est gravement brûlée », détaille Huseyin. Des larmes dans la voix, il croit en sa survie. « Elle est bien forte, elle essaie de rester avec nous. On a besoin d’elle. »
Cette nuit-là dans le bar, Roze travaille comme photographe avec une amie à ses côtés. Quand l’incendie se déclare, elle parvient à s’échapper. Mais elle retourne à l’intérieur pour sauver son amie. Admise en urgence dans un premier hôpital, elle parvient à dialoguer avec son père. « Ce qui s’est passé là-bas pour ma fille, c’est catastrophique. Comme la guerre. Elle m’a dit : « Je m’excuse papa, on n’a fait rien du tout, on a travaillé et c’est arrivé. » Je lui ai dit « Tu n’as pas besoin de t’excuser. » C’est un accident. »
Est-ce qu’il est fâché sur les propriétaires ? « C’est étape par étape pour moi. La première étape, sortir ma fille » de l’hôpital. « Après, je peux poser 3-4 questions pour eux, on verra bien. »
Dans un coma artificiel
Après plusieurs jours, Roze est finalement transférée en Belgique, maintenue dans un coma artificiel. « On gère la douleur essentiellement. On gère localement les plaies, on les nettoie régulièrement. C’est pour ça qu’on a parfois, même souvent, besoin d’un anesthésiste ici dans le service », détaille Nadine Hans, chirurgienne plastique et maxillo-faciale au Centre des Brûlés du CHU de Liège.
La jeune femme pourrait devoir rester plusieurs semaines hospitalisée. Son père passe ses nuits à proximité de l’hôpital, chez des habitants qui l’hébergent.













