Accueil Actu Belgique Société

Comment augmenter la valeur du PEB de son bien immobilier ? Voici les trois éléments à remplacer

par RTL info avec Romain Mayez
14,2 % de ventes de plus que l’année dernière, c’est ce que dévoile le Grand Baromètre des Notaires sur l’immobilier belge en 2025. Les biens récents ou rénovés attirent davantage les acheteurs. Augmenter son PEB facilite donc la vente. Voici quelques conseils d’experts.

En Belgique, le marché de l’immobilier s’est bien porté en 2025 en affichant une augmentation des ventes de 14,2 % par rapport à l’année précédente.

Cette hausse spectaculaire est surtout due au fait qu’il est plus facile d’accéder à la propriété aujourd’hui. Notamment en Wallonie, où la hausse est la plus forte. Et ce, grâce à la réforme des droits d’enregistrement, qui sont passés de 12,5 % à 3 %.

Voici la région où acheter coûte le plus cher

L’accès à la propriété s’en est notamment retrouvé facilité pour les jeunes acquéreurs. Ils sont de plus en plus nombreux à accéder à la propriété, notamment les appartements. En effet, 38 % des appartements wallons en milieu urbain appartiennent désormais à la tranche des 18-35 ans, soit 6 % de plus qu’en 2021.

En 2025, le prix moyen d’une maison en Belgique s’élève à 348.800 euros, ce qui représente une augmentation de +5,8 % par rapport à l’année 2024, où le prix moyen était de 329.743 euros.

Cette moyenne nationale cache toutefois d’importantes disparités entre les trois régions du pays. Bruxelles-Capitale reste la région la plus onéreuse de Belgique avec un prix moyen de 582.930 euros pour une maison (+2,2 % en un an). En Flandre, le prix moyen y est de 380.655 euros (+3,6 %). Bien que les maisons y soient les moins chères en moyenne (270.790 euros), la Wallonie est la région qui a connu la plus forte hausse annuelle avec une progression spectaculaire de +13,4 %.

Tous les biens ne sont pas concernés

Néanmoins, cette augmentation des transactions ne concerne pas tous les types de biens. Le dynamisme général du marché en 2025 a exercé une pression à la hausse sur les prix, en particulier pour les biens récents ou ayant subi une rénovation énergétique, qui sont très prisés par les acheteurs. Au détriment des biens plus anciens, ne répondant pas aux contraintes énergétiques actuelles. Les « passoires énergétiques » (classées F ou G) sont souvent très difficiles à vendre.

Dès lors, pour ceux qui veulent vendre leur bien et maximiser leurs chances de faire une bonne affaire, il faut d’abord améliorer sa performance énergétique, le fameux PEB. « Globalement, les acheteurs cherchent en priorité un bien qui a déjà fait l’objet d’une rénovation, ou qui est récent. Sinon, ils doivent budgétiser eux-mêmes cette rénovation énergétique, qui est assez sévère », explique Renaud Grégoire, porte-parole de la Fédération des notaires.

Pour rénover un bien de manière énergétique, il faut penser à plusieurs choses. Le meilleur conseil donné par Renaud Grégoire, c’est d’abord de commander une étude de la consommation énergétique pour savoir par où commencer car chaque bien est différent : « Il faut faire une étude, pour voir quels sont les éléments nécessaires à améliorer pour que l’acheteur soit rassuré. L’isolation des murs est importante, les châssis, mais aussi les systèmes de chauffage », avance Renaud Grégoire.

« Quand vous vendez un bien, si vous dites par exemple à votre acheteur qu’un audit a été fait et qu’en mettant un poêle à pellet, des panneaux solaires ou en isolant le sol, il est possible d’atteindre tel PEB, ça va le rassurer car il aura déjà une visibilité plus claire sur ce qu’il va devoir faire »

Le PEB, comment ça marche ?

Le score PEB influence fortement le prix d’un logement. Dès lors, le conseil principal réside dans l’identification et la résolution des sources de déperdition de chaleur. « Les gros points d’amélioration pour une maison, ce sont surtout l’isolation de la toiture, le système de chauffage (on peut facilement améliorer son PEB avec une nouvelle chaudière par exemple), les châssis avec du double ou triple vitrage, l’isolation des murs et des planchers vers les caves et les sols », détaille François Soquet, certificateur PEB.

Faire appel à un certificateur PEB est une obligation légale dès lors qu’on souhaite vendre un bien. Une fois l’évaluation réalisée par l’expert, le vendeur peut décider de vendre en l’état (laissant les travaux de rénovation à charge de l’acheteur) ou de faire lui-même les travaux nécessaires - à moindre coût - pour arriver à un PEB E et ainsi vendre le bien plus facilement, explique François Soquet.

Pour déterminer un PEB, tout se passe principalement sur des logiciels comme en témoigne François Soquet : « Pour le PEB, je vais prendre les mesures de l’appartement, puis les rentrer dans le logiciel et cela va me permettre de connaître toutes les parois de déperdition du bien. Ensuite, j’encode tout dans le logiciel de la région concernée pour en connaître le label ».

En Région bruxelloise, il faudra atteindre un PEB E minimum pour 2033, tandis qu’en Wallonie il faudra atteindre un PEB E en 2036, puis un PEB C en 2046. Pour des crédits hypothécaires, les banques demandent désormais constamment de comptabiliser le coût des rénovations pour arriver à un bon PEB dans le prix d’achat d’une maison ou d’un appartement.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus