Accueil Actu Monde International

Donald Trump accuse l’Iran de développer des missiles pouvant « atteindre bientôt les États-Unis » lors de son discours au Congrès, qualifié de « déconnecté de la réalité »

par RTL Info avec AFP
En pleine montée des tensions avec Téhéran, Donald Trump a accusé l’Iran de développer des missiles capables de frapper les États-Unis, tout en affirmant privilégier la diplomatie pour empêcher le régime de se doter de l’arme nucléaire. Des déclarations contestées par l’Iran et vivement critiquées par les démocrates, qui dénoncent un discours « déconnecté de la réalité ».

Donald Trump a accusé mardi l’Iran de concevoir des armes capables de frapper les États-Unis, affirmant toutefois lors de son discours de politique générale devant le Congrès qu’il privilégiait la voie diplomatique avec Téhéran.

L’Iran a « déjà développé des missiles qui peuvent menacer l’Europe et nos bases » militaires et « travaille à bâtir des missiles qui pourront atteindre bientôt les États-Unis », a déclaré Donald Trump, qui a massé une imposante armada militaire dans la région du Golfe.

« Ils avaient été avertis de ne plus tenter à l’avenir de reconstituer leur programme d’armement, en particulier les armes nucléaires. Pourtant, ils continuent et (…) poursuivent à l’heure actuelle leurs sinistres ambitions nucléaires », a-t-il ajouté.

« Ma préférence va à une résolution de ce problème par la diplomatie, mais une chose est sûre : je ne permettrai jamais au principal soutien mondial du terrorisme (…) de se doter d’une arme nucléaire », a affirmé Donald Trump lors de son « discours sur l’état de l’union ».

« Nous sommes en négociations avec eux. Ils veulent conclure un accord, mais nous n’avons pas encore entendu ces mots clés : Nous n’aurons jamais l’arme nucléaire », a encore dit M. Trump.

L’Iran a averti lundi que toute attaque américaine, y compris une « frappe limitée », le pousserait à riposter « avec force », après que le président américain a évoqué une telle option en cas d’échec des pourparlers avec Téhéran.

« Nos missiles ne peuvent pas atteindre le sol américain. Nous devons donc manifestement trouver une autre solution (…) et frapper la base américaine dans la région », a affirmé le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, sans préciser laquelle.

D’après un rapport parlementaire américain daté de 2025, l’arsenal iranien peut atteindre des cibles allant jusqu’à 3.000 kilomètres, soit loin du territoire des États-Unis.

Un discours « déconnecté de la réalité »

Un des plus hauts responsables démocrates aux États-Unis a dénoncé mardi le discours prononcé par Donald Trump au Congrès, y voyant une illustration de la déconnexion entre le président et la réalité éprouvée par ses concitoyens.

« Les Américains n’ont jamais vu un discours sur l’état de l’Union aussi déconnecté de la réalité », a cinglé dans un communiqué le chef de file des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, dénonçant « un quotidien marqué par des coûts plus élevés, des logements inabordables, plus de chaos, et plus de corruption ».

« Aucune solution » sur l’accessibilité financière, selon les démocrates

Les démocrates ont insisté sur l’accessibilité financière mardi (heure locale) lors de leur réponse traditionnelle au discours du président des États-Unis. Selon la gouverneure de Virginie, Abigail Spanberger, Donald Trump « n’a proposé aucune solution aux problèmes les plus urgents » dans son discours. « Je vous pose la question : le président rend-il votre vie plus abordable ? », a interrogé Mme Spanberger. « Nous savons tous que la réponse est non. »

Celle qui a été élue gouverneure en novembre a également évoqué les droits de douane imposés par le président républicain, qu’il maintient malgré une décision de la Cour suprême. Elle a affirmé que ces droits de douane avaient déjà coûté aux ménages états-uniens plus de 1.700 dollars (1.441 euros).

La gouverneure démocrate est par ailleurs revenue sur la politique sur l’immigration de Trump, marquée par une répression brutale menée par l’ICE et la police des frontières, qui a conduit à l’arrestation de milliers de personnes et à la mort de deux citoyens états-uniens. « Chaque minute passée à semer la peur est une minute de moins consacrée à enquêter sur les meurtres, les crimes contre les enfants ou les criminels qui dépouillent nos aînés de leurs économies », a-t-elle lancé. « Notre président nous dit que nous sommes plus en sécurité parce que ces policiers arrêtent des mères et placent des enfants en détention. Réfléchissez-y. »

Le discours de Mme Spanberger, âgée de 46 ans, a été concis, contrairement à celui de Donald Trump, qui a prononcé le discours le plus long que le Congrès ait jamais connu.

Contenus sponsorisés

À la une

Les plus lus

« Il les a passés à tabac, devant leur petite fille » : un couple agressé dans un centre commercial bruxellois, les caméras de surveillance ne fonctionnaient pas

Samedi dernier, un couple a été victime d’une agression dans le centre commercial Basilix, à Bruxelles. Coups de poing, coups de pied : les blessures de l’homme ont nécessité des points de suture. Le couple témoigne de manière anonyme. Il déplore notamment le fait que les caméras de vidéo surveillance ne fonctionnaient pas. Voici ce qu’il s’est passé.