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Dorénavant, si un excès de vitesse est trop important chez nos voisins, il peut valoir un passage par les prisons françaises. Le seuil à ne pas dépasser, 50 km au-dessus de la limite autorisée.
« Personnellement, je pense que c’est une bonne idée », confie un homme. « C’est mieux d’être strict avec les gens qui roulent vite ou avec le téléphone », estime un autre. 50 km par heure au-delà de la vitesse autorisée, « il faut y aller quand même », remarque une jeune femme.
Si des excès de vitesse aussi importants semblent trop dangereux pour être vrais, plus de 63 000 infractions de cette nature ont été révélées en 2024. Le ministère de l’Intérieur français a donc décidé d’adapter la sanction à la gravité de l’excès de vitesse.
« Cette règle permet que les excès de vitesse de plus de 50 km heure ne soient plus considérés comme des contraventions mais comme des délits, explique Bruno Gysels, avocat spécialisé en circulation routière. Ça a comme conséquence une augmentation des peines et le fait de devoir passer devant le tribunal correctionnel ».
Qu’importe la nationalité, les peines seront les mêmes. Des Belges pourraient donc se retrouver en prison pour un excès de vitesse trop important. « Le Belge va être cité devant le tribunal correctionnel qui pourra lui infliger une amende, un emprisonnement de 3 mois maximum et la confiscation de son véhicule, détaille Bruno Gysels. Le tout sera mentionné dans le casier judiciaire de la personne concernée ».
Le décret est entré en vigueur fin décembre. L’amende peut monter jusqu’à 3750 euros.














