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Le spray au poivre bientôt légal pour aider les femmes ? « Peut-être que nous, les hommes, sommes le problème »

par RTL info avec Christophe Deborsu
Invité de RTL info Signatures, Rob Beenders a annoncé qu’une étude était en cours sur une éventuelle légalisation du spray au poivre. Objectif : mieux comprendre le sentiment d’insécurité des femmes et évaluer si cet outil peut constituer une réponse adaptée.

Rob Beenders, ministre de la Protection des consommateurs, de la Lutte contre la Fraude sociale, des Personnes handicapées et de l’Égalité des chances, s’est exprimé sur la question de l’insécurité ressentie par de nombreuses femmes, notamment dans les transports en commun.

Selon plusieurs études, de nombreuses femmes avouent ne plus oser prendre le métro ou les transports en commun, en particulier en soirée. Face à ce constat, le ministre a décidé d’ouvrir la réflexion sur la légalisation du spray au poivre, déjà utilisé par certaines pour se protéger. « Je veux comprendre pourquoi les femmes utilisent des outils comme les clés ou le spray au poivre, même si je sais aussi que ce n’est pas la seule solution », explique-t-il. Avant d’ajouter : « On a demandé à l’Institut de l’égalité des femmes et des hommes d’étudier pourquoi il faudrait peut-être, ou pas, légaliser ce spray. C’est un débat depuis quelques années, il est maintenant temps d’avoir des résultats pour savoir si c’est une potentielle solution ».

« Certains hommes doivent changer leur mentalité »

Pour le ministre, la question ne peut toutefois pas se limiter à un outil de défense individuel. Il estime qu’une évolution des comportements est indispensable. « En tout cas, je trouve qu’il y a une solution certaine : c’est que certains hommes doivent changer leur mentalité », affirme-t-il. « Il faut garantir un espace dans lequel les femmes n’auraient plus peur ».

Rob Beenders considère également que le fait d’être un homme à la tête du service de l’Égalité des chances peut être un atout. « Il est temps que les hommes s’engagent aussi dans la discussion de la sécurité des femmes dans l’espace public, je discute beaucoup de ce problème avec les organisations de femmes, je parle avec beaucoup de femmes et j’aime être responsable de ces compétences », raconte-t-il. Avant de conclure :’ « Peut-être que nous, les hommes, sommes le problème ».

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