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Malgré le renforcement des sanctions européennes, des composants technologiques belges et européens continuent d’alimenter la production de drones militaires russes, selon une enquête conjointe de L’Echo et De Tijd.
Des cargaisons de technologies belges et européennes utiles aux drones militaires continuent d’affluer en Russie, malgré des contrôles renforcés mis en place par l’Union européenne, écrivent mercredi L’Echo et De Tijd.
Une majorité des drones abattus en Ukraine cette année étaient des appareils de type Geran-2. Selon une enquête du Tijd, menée avec le site ukrainien The Kyiv Independent, 112 composants parmi les 687 que contiennent ces appareils proviennent de 19 entreprises européennes, basées dans huit pays : Suisse, Royaume-Uni, Allemagne, Autriche, Pays-Bas, Irlande, Espagne et Pologne.
Via la Chine ou Hong Kong
Or, très rapidement après l’invasion russe en Ukraine, l’UE a renforcé ses contrôles sur les exportations de composants technologiques à double usage (civil et militaire). La plupart des technologies européennes ont toutefois transité par la Chine ou Hong Kong avant d’arriver à Moscou.
Des composants belges fabriqués par une entreprise de Saint-Nicolas ont également été retrouvés dans des drones russes. Contre la volonté de l’entreprise, plus de 200 expéditions de ses produits vers la Russie auraient eu lieu entre septembre 2022 et juillet 2024, transitant par Hong Kong, la Chine, la Turquie et les Émirats arabes unis.
















