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Carrefour ne compte pas quitter la Belgique : le groupe entend garder « toutes les options stratégiques » pour ses pays « non essentiels »

par RTL info avec Belga
Le groupe de distribution Carrefour veut recentrer ses priorités sur ses marchés clés, tout en laissant la porte ouverte à une évolution de ses activités en Belgique.

Le groupe français de supermarchés Carrefour entend maintenir «toutes les options stratégiques» ouvertes pour les pays non prioritaires du groupe, dont la Belgique. Cela va «de la croissance à la monétisation totale ou partielle», a indiqué mercredi l’entreprise dans le cadre de la présentation de son nouveau plan stratégique.

L’enseigne veut concentrer ses priorités sur ses marchés clés que sont la France, l’Espagne et le Brésil. Pour les autres pays où le groupe est implanté, à savoir la Belgique, la Pologne et l’Argentine, Carrefour dit viser une «gestion dynamique des actifs». Le groupe «continuera d’y travailler à l’amélioration de la performance opérationnelle tout en conservant toutes les options stratégiques ouvertes - de la croissance à la monétisation totale ou partielle. Une seule boussole guidera ses décisions futures : la maximisation de la création de valeur», indique-t-il.

Carrefour ambitionne de réaliser un milliard d’euros d’économies annuelles à l’horizon 2030.

Début décembre, certains médias avaient relayé une possible vente des activités belges, ce qui avait poussé Carrefour Belgique à affirmer que la chaîne «est et reste incontournable en Belgique». Dans la foulée, un accord social avait été signé, permettant l’ouverture des hypermarchés le dimanche matin depuis la mi-janvier en échange de garanties sur l’emploi et le maintien sous gestion propre des magasins intégrés.

Maximiser la création de valeur

Contactée par Belga, la présidente du Setca Myriam Delmée affirme attendre «sereinement» les résultats de l’accord conclu en décembre avec la direction, qui prévoit notamment l’ouverture dominicale des magasins intégrés et une clause de non-franchise jusqu’en 2028. «On a fait le maximum pour garantir la stabilité des magasins intégrés», souligne-t-elle. La syndicaliste reconnaît que dans un secteur où «tout le commerce sauf Colruyt est dépendant de groupes internationaux», une cession reste possible. «On n’a plus d’entrepreneurs devant nous, on a des groupes financiers. Le sort des travailleurs les importe peu. La Belgique est ’un oiseau pour le chat’ à l’échelle du groupe», déplore la présidente, qui reste «vigilante» face à l’instabilité du marché.

L’entreprise a annoncé mardi soir que son chiffre d’affaires en Belgique avait progressé l’an dernier de 0,8% (sur base comparable) pour atteindre 4,427 milliards d’euros, «dans un marché qui figure pourtant parmi les plus compétitifs d’Europe». Si l’entreprise assure que sa rentabilité «s’est rétablie», elle ne dévoile pas de chiffres précis sur ses bénéfices. Le groupe compte en Belgique 40 hypermarchés, plus de 440 Carrefour Market et quelque 330 Express.

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