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Alors que l’opérateur Ores a indiqué ce mardi que 8.000 clients, sur les 12.000 impactés par la coupure de gaz de mercredi dernier, étaient de nouveau alimentés en gaz à 15 heures, il est l’heure pour les professionnels comme pour les particuliers, de lancer des démarches qui leur permettront d’avoir droit à d’éventuelles indemnités.
Après six jours sans gaz, le restaurant d’Angélique Renard enregistre une perte de 60 % de son chiffre d’affaires. Alors pour continuer à fonctionner, il a fallu investir comme l’explique la restauratrice : « On a investi dans deux friteuses, dans deux plaques à induction, des petits becs à gaz comme dans les campings. On en a eu plus ou moins pour 500-600 euros d’investissement. »
Angélique compte introduire une demande d’indemnisation.
Plusieurs types de commerces touchés
Dans un restaurant voisin, Katty Uhlenbrock, gérante, attend aussi que son établissement soit à nouveau alimenté en gaz pour envoyer sa requête. « 80 % de chiffre d’affaires en moins », confie-t-elle. « Qu’est-ce qu’ils vont pouvoir nous donner comme indemnité ? Et sur quoi vont-ils se baser ? Qu’est-ce qu’on va devoir fournir comme documents ? », se questionne également Katty.
Mais les restaurateurs ne sont pas les seuls commerçants concernés. Dans cet institut de beauté montois, certains soins ont dû être annulés par manque de chauffage et d’eau chaude.
Le manque à gagner est important pour Marion Gosselin, gérante de l’institut : « Il paraît que ça peut durer encore un petit peu, donc on attend pour introduire la plainte. Mais bien sûr que l’on va demander l’indemnité pour au moins espérer pallier un certain n pourcentage du chiffre perdu ces derniers jours. »
Introduire une demande d’indemnisation
L’ensemble des clients lésés, professionnels comme particuliers, peuvent introduire une demande d’indemnisation. Pour ça, il faut se rendre sur le site internet d’Ores et remplir le formulaire dédié.
« Ores est assuré pour ce genre de cas de figure, c’est le premier point qu’on peut délivrer comme message au client. On est en discussion depuis le début de l’incident avec notre assurance. C’est probablement l’assureur qui retournera vers les clients et ce sera du cas par cas », affirme Annabel Vanbever, porte-parole d’Ores.
Aucun montant d’indemnisation ni de délai de réponse n’est communiqué par Ores à ce stade.
Des indemnités jugées « trop faibles »
Pour le Syndicat Neutre pour Indépendants, les indemnités sont généralement trop faibles, et devraient être proportionnelles aux revenus des requérants.
« Parce qu’un forfait de 200 euros, ça va peut-être représenter 40 % du chiffre d’affaires journalier d’une personne. Mais pour une autre, ça va peut-être seulement représenter 10 %. Et là, on a quand même un gros problème », dénonce Olivier Mauen, porte-parole du syndicat.
Au total, ce sont 700 commerçants montois qui sont impactés par la coupure de gaz.


















