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Donald Trump a porté plainte jeudi contre le fisc américain et demandé 10 milliards de dollars de dommages et intérêts pour n’avoir pas su bloquer la fuite de ses déclarations d’impôts lors de son premier mandat. Le président américain a toujours refusé de publier ses déclarations de revenus, à l’inverse d’une longue tradition de ses prédécesseurs.
La plainte qu’il a déposée jeudi avec ses deux fils et son entreprise, de manière privée et non en tant que président, affirme que sa propre administration fiscale n’a pas su protéger sa vie privée en laissant l’employé d’un sous-traitant du fisc rendre sa déclaration publique via des médias. Cet employé, Charles Littlejohn, avait été condamné en janvier 2024 à cinq ans de prison pour ces faits.
Mais les avocats de Donald Trump estiment aujourd’hui que le fisc américain (IRS) et le Trésor américain, les deux institutions visées dans la plainte, « avaient l’obligation de protéger » sa déclaration de revenu mais ont « échoué à prendre des mesures de protection obligatoires ». Ce faisant, estiment les avocats, le fisc a provoqué « des préjudices financiers et sur sa réputation, une humiliation publique » et a « nui à la stature publique du président Trump ».
750 dollars d’impôts, voire rien
La plainte mentionne les informations rapportées à l’époque via le New York Times. En septembre 2020, le quotidien a affirmé que Donald Trump n’avait payé que 750 dollars d’impôts fédéraux en 2016 et en 2017, et aucun lors de 10 des 15 années précédentes, en raison notamment d’importantes déclarations de pertes de ses sociétés.
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump demande des dommages et intérêts à une agence ou un ministère du gouvernement fédéral qu’il dirige. Ses avocats ont réclamé en octobre environ 230 millions de dollars au ministère de la Justice pour compenser d’anciennes enquêtes pénales fédérales à son encontre.
















