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Le TEC entame son 5e jour de grève et confirme la poursuivre jusqu’au 5 février dans certaines zones : « On en a marre »

par RTL info avec Belga
La grève du TEC couplée à des manifestations à Namur va compliquer les déplacements en Wallonie ce vendredi. Le mouvement social se poursuivra jusqu’au 5 février dans plusieurs zones dont le Hainaut et le rabant wallon. Les usagers sont appelés à la prudence et à anticiper leurs trajets dans les jours à venir.

La journée s’annonce à nouveau difficile pour les usagers des transports en commun wallons. Peu de bus sont prévus du côté du TEC, voire pas du tout à certains endroits. Du côté de la SNCB, un service minimum est maintenu.

Le TEC recommande aux usagers de « restés informés » via ses canaux de communication et « à envisager une alternative pour [leurs] déplacements ».

  • Dans le Brabant wallon, le TEC ne détaille pas encore les perturbations exactes mais signale qu’elles seront « importantes ».
  • À Charleroi, le réseau est à l’arrêt. Seules les lignes 99, 108, 109a, 132c, 136c, 156a, 365a, 366, E109 et E110 circulent normalement.  le réseau «est à l’arrêt», à l’exception des lignes 99, 108, 109a, 132c, 136c, 156a, 365a, 366, E109 et E110. Ailleurs dans le Hainaut, seules 17 lignes circulent normalement tandis que 35 sont limitées ou perturbées. Aucune zone de la province n’est épargnée.
  • À Liège-Verviers toujours fortement perturbé. Au total, 113 lignes sont totalement à l’arrêt, dont le tram et le Busway 2. Dix lignes circulent à des fréquences réduites dues à des voyages supprimés et 82 lignes assurent un service normal, sous réserve de perturbations éventuelles rencontrées sur la route. Les itinéraires de certaines lignes peuvent toutefois être limités.
  • À Namur-Luxembourg, les lignes qui desservent Namur centre sont supprimées entre 6h et 14h (en raison d’une manifestation organisée à Namur et Jambes, voir ci-dessous). Les lignes du transport scolaire ainsi que le transport à la demande (TAD) ne sont pas impactés.

Manifestation à Namur : des perturbations à prévoir dès 10h

Une manifestation est également annoncée dans les rues de Namur, rassemblant de nombreux agents du TEC venus de toute la Wallonie, ainsi que d’autres agents des services publics. Certains parcs à conteneurs pourraient aussi être fermés, par exemple, si des agents rejoignent la mobilisation. Des perturbations sont à prévoir dans la capitale wallonne dès 10h, au départ de la gare de Jambes, avec un cortège qui devrait défiler jusque vers 13h.

La grève se poursuit jusqu’au 5 février dans certaines zones

Ce matin, à Jumet, les travailleurs ont voté pour la poursuite de la grève. « C’était déjà joué d’avance, a estimé Lorenzo Scivoli, le président de la CSC pour le secteur des transports. Les gens en ont marre. On a voté pour poursuivre jusqu’au 5. Et on verra, probablement au-delà si l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW) ne nous rappelle pas à la table des négociations ».

Le Brabant wallon a également annoncé poursuivre la grève. D’autres zones pourraient suivre vendredi. Les travailleurs veulent maintenir la pression alors qu’une réunion est prévue avec la direction le 5 février. Une autre assemblée est prévue à Robertmont.

Les travailleurs dénoncent des mesures d’économie

Des actions de grèves sont menées en front commun syndical sur tout le réseau TEC depuis lundi. Les représentants des travailleurs ont déposé un préavis de grève à durée indéterminée afin de s’opposer aux mesures d’économie demandées par le gouvernement wallon à l’Opérateur de Transport de Wallonie (OTW), qui chapeaute le TEC au sud du pays.

La direction du TEC déplore le prolongement de la grève et dénonce l’installation de piquets de grève devant les dépôts qui ont empêché le reste du personnel de travailler. « Une ligne rouge a été franchie », indique Stéphane Thiery, directeur marketing du TEC.

Le dialogue social n’est pourtant pas rompu, souligne-t-il. Des réunions de travail avec les représentants du personnel sont programmées en février et en mars pour la mise en œuvre d’une nouvelle orientation du contrat de service public jusqu’en 2029.

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