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Ariel nous l’assure, J.D. Vance « est encore meilleur que Donald Trump » : meilleur ou pire ?

Pour le deuxième épisode de Made in USA, Christophe Deborsu s’est penché sur le vice-président américain, J.D. Vance, avec cette question : est-il pire que Trump ?

Ariel est le gérant d’une société qui loue des chaises longues sur la fameuse plage de Miami Beach. Il est Suisse et a émigré aux Etats-Unis pour y faire fortune… entre autres grâce à la politique de Donald Trump. « Donald Trump ne cause pas de problèmes, il solutionne les problèmes. J’ai plus de pourboires qu’avant et depuis Trump, on ne paie plus de taxes dessus », explique celui qui estime ces pourboires à « 1000 $ par semaine et même plus, au moins 10.000 $ par mois ».

Pour lui, si le nombre de touristes européens visitant les États-Unis a baissé (-8 % de Belges en un an, par exemple), ce n’est pas à cause de la politique de Trump… mais bien de celle de l’Europe. « Il y a moins de gens qui viennent d’Europe parce que je pense que ça ne marche pas trop là-bas », estime-t-il. Ce fervent supporter de Donald Trump déballe alors les arguments des partis d’extrême-droite que Donalt Trump et J.D. Vance voudraient tellement voir au pouvoir en Europe. « Pour moi ce n’est pas à cause de la politique ici. C’est à cause de la politique là-bas avec tous ces migrants. Si vous prenez toutes les subventions qui normalement appartiennent aux Belges, aux Italiens ou aux Français, et que vous les donnez aux migrants, qu’est-ce que vous avez ? »

Et si Ariel adore Donald Trump, il est encore plus fan de J.D. Vance : « Il est trop intelligent. Lui, il est encore meilleur que Donald Trump », assure-t-il.

À seulement 41 ans, le plus jeune vice-président des Etats-Unis n’est plus qu’à un battement de cœur du poste de président. Mais est-il vraiment pire que Trump ? C’est la question à laquelle cet épisode de Made in USA tentera de répondre ce vendredi à 19h50 sur RTL tvi et RTL play.

Mère toxicomane, patron controversé qui finance son élection, ...

Pour cela, l’émission reviendra sur l’enfance de celui qui se décrit dans son autobiographie à succès comme « le baraki des Appalaches ». Un gamin défavorisé qui est élevé par une mère célibataire toxicomane mais qui parvient, grâce à un passage dans l’armée, à finir diplômé en droit de l’Université de Yale avec la plus grande distinction.

Il travaillera ensuite pour le controversé Peter Thiel, le patron de Paypal et supporter libertarien de Trump de la première heure qui le poussera en politique en 2016… à coups de millions de dollars.

Politiquement, James David Vance a des convictions populistes et autoritaires et gagne avec un programme « America first » contre l’immigration et l’avortement, car ce catholique traditionnaliste veut rendre l’avortement illégal… ce qui sert sa politique nataliste.

Si à l’époque, J.D. Vance déclare publiquement « Trump ? Jamais de la vie. Je ne l’ai jamais apprécié », il retourne finalement sa veste et se met à flatter Trump suffisamment pour obtenir ses faveurs.

Connaissant l’intelligence, les relations et surtout l’ambition de Vance, on se dit que le danger est encore plus grand.
Kathy Wyenandt, représentante démocrate

Kathy Wyenandt, représentante démocrate du Comté de Butler, où Trump a été visé par des tirs, est catégorique : « J.D. Vance est encore plus dangereux que Donald Trump. Trump s’est fait élire pour se tirer d’affaire et éviter d’aller en prison. Connaissant l’intelligence, les relations et surtout l’ambition de Vance, on se dit que le danger est encore plus grand » si Vance se présente aux prochaines élections et gagne en 2028.

Il est déjà le préféré des républicains, devant Donald Trump Jr, le fils ainé de Trump. Et vu d’ici, ses discours contre les valeurs démocratiques européennes n’annoncent pas de réchauffement des relations transatlantiques.

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