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À Vosselaar, le passage à la nouvelle année commence bien avant les douze coups de minuit. Dès le matin du 31 décembre, les rues s’animent du passage de petits groupes d’enfants. Leur mission ? Chanter pour souhaiter la bonne année aux habitants… et récolter quelques récompenses.
« On peut faire ça avec nos amies, on reçoit des chouettes choses », confie une jeune participante. Un autre enfant énumère fièrement son butin : « Deux mandarines, des sucettes, des bonbons et encore un sac. » Une chanson bien chantée, un sourire, et en retour, quelques friandises ou quelques pièces. Une tradition qui amuse les enfants et attendrit les adultes.
Une tradition ancrée dans l’histoire locale
Ce rituel du « porte-à-porte du Nouvel An » remonte à plusieurs générations. Mais derrière l’insouciance d’aujourd’hui se cache une autre histoire, explique Stijn Marinus de l’association pour l’héritage de la Campine du nord. À l’époque, ce sont les adultes qui faisaient le tour des maisons… Par nécessité.
« Ils devaient travailler au champ du printemps à l’automne, stocker de la nourriture pour l’hiver, mais à la fin de l’année, les réserves commençaient à s’épuiser, les gens avaient faim. Ils faisaient donc du porte-à-porte et chantaient en espérant recevoir un bout de pain ou un biscuit. » Autrement dit, ce qu’on appelle aujourd’hui « le chant des mendiants » était autrefois un besoin.













