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Meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce: Michel Fourniret extrait de sa cellule pour une reconstitution

Meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domèce: Michel Fourniret extrait de sa cellule pour une reconstitution
Michel Fourniret, le 1er juillet 2004. © Image Belga

Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier participent ces jeudi et vendredi dans l'Yonne à une reconstitution dans l'enquête sur deux meurtres récemment reconnus par le tueur en série.

Les deux anciens époux, qui ont divorcé en 2010, ont été "extraits de prison" afin d'assister à cette reconstitution, liée aux meurtres de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece commis entre 1988 et 1990 dans l'Yonne. Selon des informations communiquées par France 3 Bourgogne Franche-Comté, Michel Fourniret et son ex-épouse Monique Olivier ont été conduits près de la gare d'Auxerre ce jeudi, aux alentours de 15 heures. "La rue a été barrée et la scène est cachée par une immense bâche", écrit le média local. 

Cette reconstitution judiciaire pourrait avoir pour but d'éclaircir les conditions de la disparition de Joanna Parrish et Marie-Angèle Domece. Joanna Parrish, assistante d'anglais travaillant au lycée Jacques-Aymot d'Auxerre, avait été retrouvé morte et dénudée le 17 mai 1990. La jeune femme de 20 ans avait été violée et battue avant sa mort.


Fourniret, mis en examen le 11 mars 2008

Marie-Angèle Domece, handicapée mentale, avait pour sa part disparu le 8 juillet 1988, à l'âge de 19 ans. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Michel Fourniret, déjà condamné pour huit meurtres, a livré des "aveux réitérés" pour ces deux crimes en février 2018, tout en se montrant mystérieux sur les circonstances. Suite à ces aveux, des fouilles avaient été menées sur plusieurs terrains situés dans l'Yonne, en présence du tueur en série et de son ancienne épouse.

Ces fouilles n'ont cependant rien donné, selon une source proche de l'enquête. Michel Fourniret avait été mis en examen le 11 mars 2008 pour ces deux assassinats, avant de bénéficier d'un non-lieu. L'affaire a été relancée en juin 2012, quand la cour d'appel de Paris a demandé aux juges de rouvrir l'enquête sur la base de nouvelles pistes. 

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