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Grisé par l’opération Venezuela, Donald Trump fait son shopping territorial depuis Air Force One, en maître du monde. « Nous avons besoin du Groenland pour des raisons de sécurité nationale », dit le président des USA. « C’est tellement stratégique. Actuellement, il y a plein de bateaux russes et chinois là-bas. Vous savez ce que le Danemark a fait pour augmenter la sécurité du Groenland ? Ils ont mis un chien de traîneau en plus. C’est vrai. Parlons du Groenland dans 20 jours. »

L’épouse d’un de ses conseillers a publié sur X une carte du Groenland, couverte d’un drapeau américain avec cette légende : « bientôt ».

« Ça suffit », répond le premier ministre du Groenland. « Nous ne sommes pas à vendre. Les Etats-Unis doivent cesser leurs menaces. »
Une longue liste
Mais la liste de Donald Trump ne s’arrête pas là. « La Colombie est aussi très malade, dirigée par un homme malade qui prend plaisir à fabriquer de la cocaïne et à la vendre aux Etats-Unis », affirme-t-il. « Et croyez-moi, ça ne va pas durer. Quant à Cuba, ils semblent au bord de la chute. Je ne sais pas s’ils tiendront le coup. Et au fait, il faut aussi faire quelque chose avec le Mexique. »
La présidente du Mexique a réagi à cette sortie. « Le Mexique affirme avec conviction que l’Amérique n’appartient à aucune doctrine ni aucune puissance », dit Claudia Sheinbaum. « Le continent américain appartient au peuple de chacun des pays qui le composent. »
Le président américain menace aussi le régime iranien et sa répression meurtrière des manifestations. « Nous suivons cela de très près. S’ils commencent à tuer des gens comme dans le passé, ils seront frappés très durement par les Etats-Unis. », conclut Donald Trump.

Quelles réactions aux USA ?
Comment les Américains réagissent-ils à ces menaces ? « Il va falloir qu’il convainque parce que l’opposition démocrate est évidemment indignée », explique notre correspondante sur place Elisabeth Guédel. « Mais même au sein des conservateurs, il y a beaucoup de scepticisme et même d’incrédulité de voir Trump s’impliquer à l’extérieur des États-Unis puisque le président avait fait campagne sur America First. Il va falloir qu’il ait un discours très convaincant pour toutes ses envies, toute sa stratégie d’expansion pour les États-Unis. »














