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La Russie et la Chine pourraient dire merci… à Donald Trump : la décision de l’Américain par rapport au Venezuela provoque-t-elle un dangereux précédent ?

Par RTL info avec Sébastien Rosenfeld et Xavier Gerard
La capture de Nicolas Maduro risque de provoquer un précédent qui pourrait inspirer les ennemis de Donald Trump à faire de même.

L’intervention américaine au Venezuela pour capturer Nicolás Maduro suscite un vif débat juridique et politique. L’opération, préméditée, a été réalisée sans autorisation du Congrès. Or, en théorie, cette approbation est nécessaire pour toute opération militaire. Pour se justifier, le ministre des Affaires étrangères américain, Marco Rubio, a expliqué à la télévision : « ce n’était pas nécessaire car ce n’est pas une invasion. Nous n’avons pas occupé de terrain. C’était une opération d’arrestation au Venezuela par des agents du FBI ».

Cette interprétation est néanmoins contestée, en particulier au regard du droit international. L’intervention violerait l’article 2, paragraphe 4 de la Charte des Nations Unies, qui stipule que les membres de l’organisation « s’abstiennent dans leur relation internationale de recourir à la menace ou à l’emploi de la force, soit contre l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique de tout État ». Sans mandat de l’ONU ni justification légale, cette action est qualifiée d’illégale par de nombreux juristes.

Un exemple pour les ennemis de Trump ?

L’administration Trump s’appuie toutefois sur un mandat d’arrêt pour narcoterrorisme émis contre Maduro. Le gouvernement Trump évoque également le précédent historique de 1989, lorsque les États-Unis avaient capturé Manuel Noriega, président du Panama, grâce à une intervention militaire. Donald Trump souligne la priorité des lois nationales face au droit international, qu’il considère comme « un facteur d’affaiblissement des États ».

Cette approche unilatérale soulève des inquiétudes bien au-delà de l’affaire Maduro. Certains experts estiment que de telles actions risquent d’encourager d’autres puissances, comme la Chine ou la Russie, à mener leurs propres interventions sans coordination internationale. En Ukraine ou à Taiwan, par exemple.

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