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Plus de 200 maisons sinistrées à Hannut et de nouvelles pluies attendues: le bourgmestre estime qu'il faudrait éviter certaines cultures

 
 

Manu Douette, le bourgmestre de Hannut, était l’invité de la matinale de Bel RTL. Interrogé par Fabrice Grosfilley, il est revenu sur les intempéries qui ont fortement touché sa commune dimanche, alors que de nouvelles précipitations sont attendues aujourd’hui.

À Hannut, plus de 200 maisons ont été touchées et de nombreuses voiries abîmées par les coulées de boue dimanche. Le bourgmestre a indiqué qu’il allait demander l’intervention de la région wallonne, notamment "pour les voiries complétement détruites". "En ce qui concerne le home du Cpas, les frais s’élèvent à plus de 2,5 millions d'euros pour le remettre en état".

D’après le bourgmestre qui est encore en train de lister les dommages, le montant des dégâts devrait approcher les 10 millions d’euros.

A propos de l’avenir et de la probabilité que ce type de phénomènes se reproduise, le maïeur a estimé qu’il fallait "s’attaquer au réchauffement climatique pour pas que cela n’empire mais il faudra aussi trouver des solutions pour régler ce qui se passe maintenant".

Eviter certaines cultures

Pour le bourgmestre, il faudrait aussi éviter certaines cultures "plus problématiques au niveau des coulées de boues ou réaliser des aménagements". Il a cité les pommes de terre, les pois, le maïs, le lin. Des zones à risque ont été localisées, a-t-il dit et "il faudrait une réglementation plus spécifique pour interdire ce genre de choses ou adapter la terre agricole". Il a aussi évoqué "les zones d’immersion temporaire : c’est-à-dire faire des digues et inonder ces zones agricoles, quitte à avoir une compensation pour la perte agricole par après, qui coûtera toujours moins chère que de passer des semaines entières à nettoyer nos rues et nos maisons".

Selon lui, il faudrait donc travailler sur l’encadrement des cultures : "On doit avoir une étude complète, avec tous les acteurs de terrain. On doit coordonner nos actions et avoir un raisonnement logique par rapport au bassin versant". Il a aussi considéré qu’il fallait aller plus loin dans la préparation : "il faut mettre des dispositifs qui pourraient tenir face à des pluies démentielles, beaucoup plus importantes que celles que l’on connait maintenant".


 

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